Point de vue : «Socialitude»

Point de vue : «Socialitude»

J’ai choisi un titre de chronique un peu particulier, composé de 2 mots : «social» et «solitude», mais cela pourrait être aussi «social» et «attitude». En fait mon objectif est d’attirer l’attention de chacun sur l’urgence d’une «politique sociale» !

L’hiver avec son lot d’intempéries, de froid, nous fait sentir avec plus d’acuité la précarité et la vulnérabilité dans lesquelles vivent tant de nos compatriotes.

La question sociale est centrale. Tant que des Marocain(e)s souffriront du froid, des intempéries, de l’impossibilité de se loger…/…tout progrès sera entravé.

Les pluies et la neige se font plus intenses elles rendent la souffrance de nos compatriotes des régions enclavées encore plus poignante !

Les réseaux sociaux regorgent d’appels à la solidarité, les associations -notamment de jeunes- multiplient les actions sur le terrain. Ce sont -par exemple- Lueur d’Espoir Casa qui organise une caravane humanitaire et médicale dans la région de Aziar Idaoutanane, Marocains Pluriels juniors et Marock’Jeunes qui préparent la 3ème édition de Solid’Action pour le douar de Tisselday sur le Mont Toubkal, Par-delà les Remparts qui distribuent vêtements et fournitures scolaires à Ain Cheggag, les élèves de l’ESCA et Vent Nouveau qui rénovent une école à Tidzi,  Jeu’Nass qui après les SDF se mobilise pour les personnes âgées, Les Passagers qui lancent un appel pour la vallée de Ait Bouguemez…et tant d’autres…

Gouvernement, politiques, élus, où êtes-vous ?

Le mouvement associatif et la société civile remplissent un rôle fondamental, ils ne peuvent cependant se substituer à vous -d’ailleurs ils n’en ont pas les moyens…

En fait cette période de l’année révèle au grand jour l’absence de vision sociale chez certains de nos ministres, l’absence de politique sociale, stratégique, sur le long terme et dotée de vrais moyens.

On le voit bien, il y en a qui agissent au coup par coup, sans visibilité. Sur le terrain, rares sont les élus locaux qui anticipent et prennent la question sociale à bras-le-corps.

Comme chaque fois que les conditions deviennent dures, SM le Roi a lancé la mobilisation de la Fondation Mohammed V, pour l’opération Grand Froid, et celle des autorités locales et Dieu merci le dispositif est d’une grande efficacité, mais quid de ceux qui ont sollicité nos suffrages lors des élections ?

Dans quel programme de parti politique trouvons-nous un volet social ambitieux et volontaire ? Certes et c’est heureux la solidarité est inscrite dans notre ADN, et aujourd’hui notre jeunesse a su lui donner un souffle nouveau…des mécènes, des entreprises -hélas très peu nombreux- s’allient aux associations qui agissent sur le terrain, pour colmater les brèches. Mais il est évident que sans l’implication du gouvernement et des ministres dont c’est tout particulièrement le rôle, le «social»  restera le parent pauvre de notre stratégie et hypothéquera notre développement.

Outre la souffrance des plus défavorisés, des plus fragiles des nôtres, outre le manque de dignité dans lequel ils sont contraints de vivre, en ne pratiquant aucune politique sociale nous exposons notre pays à toutes sortes de vicissitudes…

Socialitude, ce mot doit résonner comme un cri !

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