Politique : à la recherche du fils de son père…

Sûrement connaissez-vous le film  «A la recherche du mari de ma femme», et bien nous sommes en train d’en vivre un (très) mauvais remake. Alors au choix, nous pouvons le titrer «A la recherche du fils de son père», «A la recherche de la femme de son mari», «A la recherche du neveu de l’oncle du cousin», etc. etc. Car c’est malheureusement un peu le spectacle auquel nous assistons, en ce moment, et auquel une classe politique, en déphasage total avec les attentes de la population, se livre sous nos yeux. Dans nombre de partis c’est en effet la «priorité» actuelle : comment placer les «siens» en position éligible, son fils, ses proches, ses alliés…alors que, interloqués par ce cinéma, nous attendons des programmes, des choix, des débats, des propositions !
Bien sûr il faut absolument résister au trop facile «Tous les mêmes» ou «Tous pourris», qui d’une part serait injuste mais de plus ne servirait qu’à alimenter certaine force qui se positionne en «chevaliers blancs». Face à l’attitude de ces partis que l’on peut baptiser d’irresponsable, existe une autre attitude, aberrante, et qui s’apparente à une désertion : des partis qui pourtant ont participé aux élections sous l’ancienne Constitution, voire qui participaient aux élections sous «Basri» !!!!!  se déclarent aujourd’hui pour le boycott !
Quel est leur pari ? Espérer que les manifs du Mouvement du 20 février se transforment en émeutes du 25 novembre ? C’est d’une part ne pas avoir compris que les 20 Févriéristes qui restent en lice s’ils n’ont pas pu entraîner, hier, l’adhésion massive de la population – ni de la jeunesse- en ne sachant pas franchir l’étape de la contestation, ne le pourront pas plus aujourd’hui et d’autre part sacrifier l’intérêt collectif pour de mesquines considérations politiciennes. Le boycott est ni plus ni moins qu’une démission, avouons donc qu’à l’heure actuelle entre ceux qui veulent en faire un mot d’ordre et les partis qui sont aux abonnés absents, seul le mouvement associatif est non seulement en train de tirer la sonnette d’alarme mais en train également de faire l’indispensable travail de sensibilisation, d’incitation, de mobilisation sur le terrain. Et pourtant, pourtant, un réel «bouillonnement» existe, nombre de jeunes jusqu’alors hermétiques à la politique s’y intéressent, des débats passionnés émergent un peu partout, des parents «quadras» qui s’étaient éloignés de ces sujets en parlent aujourd’hui avec leurs ados, des profs qui n’abordaient plus ces sujets avec leurs étudiants renouent le fil du dialogue…Allons-nous gâcher tout cela ?
Seules les personnes de parfaite mauvaise foi se refusent à le reconnaître mais aujourd’hui, le «moteur» du changement réside bel et bien en SM le Roi d’un côté et la jeunesse de l’autre, ce qui manque ce sont les «courroies de transmission», ce sont les relais, les «encadrants», les organisations à même de mobiliser, les tribuns capables «d’enflammer», les discours capables de motiver… Des hommes et des femmes politiques en situation de responsabilité au gouvernement ou dans les municipalités, à l’heure actuelle, peuvent créer l’électrochoc au sein de leurs partis et être les interlocuteurs capables de (re)nouer le contact avec la population : Ahmed Réda Chami, Karim Ghellab, Aziz Akhennouch, Fatima Zahra Mansouri… qu’ils osent,  et que d’autres -talentueux eux aussi – et qui se sont «mis en réserve» de la politique, tels Mohamed El Gahs reviennent aux avant-postes, et enfin que tous ces jeunes qui «piaffent» fassent le choix audacieux «d’investir» en masse les partis …c’est à ce prix que nous pourrons réussir le pari de construire un projet de société qui soit en phase avec les aspirations de la population. Ne laissons pas un boulevard aux apprentis sorciers et aux opportunistes chevronnés, ne laissons pas l’image d’un élu très médiatique qui passe «d’une conviction» à une autre –toute honte bue- en passant du PAM au PJD devenir le contre exemple que nous renvoient à la figure, les jeunes lorsque nous les incitons à s’engager !
L’heure est à ceux qui donneront des repères, à ceux qui éclaireront, à ceux qui baliseront la route… pourquoi diable devraient-ils être «obscurcis», cachés, éteints par ceux qui représentent la «face obscure» de la politique ?

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