«Positive idols»

«Positive idols»

Au Maroc également nous possédons ces personnalités de grande qualité, susceptibles de s’engager et de mettre leur popularité au service des causes liées à la jeunesse. Encore faut-il pour cela les solliciter à bon escient et dans un esprit de confiance et non mercantile.

Tous les jeunes ont besoin de «héros», de jeunes de la génération qui les précède ou directement de la leur et qui incarnent une forme de «réussite», qui représentent des «modèles» auxquels s’identifier… en clair un jeune a besoin de rêve, d’espoir, de perspectives, incarnés par un «héros» qui lui ressemble.

Dans nombre de sociétés le jeune à la recherche «d’idoles» se tourne tout naturellement vers le sport, la chanson ou le cinéma. On les appelle idoles, héros, stars… peu importe le vocable en fait, ces mots ont pour qualité d’être plus sexy que celui de référent mais c’est en fait bel et bien de cela qu’il s’agit. Ces personnalités populaires, charismatiques et qui représentent des valeurs telles que le fair-play, la réussite sociale, la rage de vaincre, la volonté, l’endurance ont un rôle primordial à jouer en ces temps d’embrigadement, de radicalisation, de violence.

Or ces images valorisantes, qu’on le veuille ou non, ont de tout temps été portées par des champions sportifs, des stars de la chanson ou des acteurs célèbres. En France nous pouvons citer Zinedine Zidane, Jamel, Grand Corps Malade, Yannick Noah ou avant eux Daniel Balavoine… tous investis dans de grandes causes…

Au Maroc également nous possédons ces personnalités de grande qualité, susceptibles de s’engager et de mettre leur popularité au service des causes liées à la jeunesse. Encore faut-il pour cela les solliciter à bon escient et dans un esprit de confiance et non mercantile. Ahmed Soultan, Latefa Ahrrare, Meriem Borja, Noureddine Lakhmari, Jihane Bougrine, Assaad Bouab, Yassine Morabite, Oum, Aziz Bouderbala, Badr Hari, Sam Lamjarred, Nezha Bidouane, Mehdi Benatia, Douzi, Hicham El Guerrouj et bien d’autres possèdent cette «aura» et  montrent que «c’est possible». Mous la légende ! S’il est un footballeur qui mérite le titre de «héros», il s’agit bien du grand Mustapha Hadji… les années passent mais son prestige demeure entier, mieux il est aujourd’hui entré dans la légende. Le Ballon d’Or africain reste d’un naturel très discret, pourtant les événements qui agitent notre jeunesse actuellement ne le laissent pas insensible, lui qui -depuis toujours- a fait du fair-play et du respect de l’Autre ses règles de vie. Tant l’exclusion subie par nombre de jeunes, que la radicalisation qui en emporte d’autres ou encore les phénomènes de violence –en particulier dans les stades – le poussent à réagir, et donc à s’engager !

Longtemps sollicité, il a pris conscience du rôle qu’un sportif, un artiste, une figure emblématique… pouvait jouer et du fait que la jeunesse avait besoin de modèles positifs. Il en a tous les atouts et le charisme, c’est pourquoi il a décidé de mettre son image et sa ligne de conduite à la disposition de cette jeunesse en manque de repères…

Les semaines qui viennent le verront s’impliquer et faire passer des messages, des images… il souhaite ainsi, sans souci de «vedettariat», donner à la jeunesse de son pays d’origine, les valeurs dont il est détenteur.
Celui qui est aujourd’hui l’entraîneur adjoint de l’équipe nationale a beaucoup à donner et son exemple a le pouvoir de susciter d’autres vocations de «Positive idols».

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