Post-scriptum : 10 août : Journée des Marocains du monde

Post-scriptum : 10 août : Journée des Marocains du monde

En instituant cette journée, SM le Roi avait une idée précise en tête et dans la stratégie du Souverain en direction de la Communauté marocaine à l’étranger, cette date était –ou plutôt devrait être – un point d’orgue, une manière de célébrer nos compatriotes de façon intelligente. D’ailleurs chaque responsable pouvait faire preuve d’innovation qui au niveau de son département ministériel, qui au niveau de sa préfecture, etc. Or, malheureusement, à quoi a-t-on assisté le plus souvent ? A des colloques organisés à la va-vite et ressemblant à des coquilles vides, à des «cérémonies» se résumant à des buffets ou des soirées musicales fourre-tout… Cette année, enfin, il semblerait que l’on fasse un saut qualitatif : le Conseil consultatif de la communauté marocaine à l’ étranger (CCME) sillonne le Royaume grâce à «une Caravane de l’Histoire» intelligente, le ministère en charge de la communauté organise à Rabat un forum innovant dont l’objectif est de mettre en vis-à-vis associations de Marocains de l’étranger et associations du Royaume autour du thème du développement local et certaines villes sortent – avec bonheur- des sentiers battus, à l’image de Mohammedia qui débattra des «cultures urbaines», du phénomène «Nayda» et ouvrira la scène de son festival aux artistes de la nouvelle scène marocaine grâce à un partenariat avec L’Boulevard et Hit –Radio… Bref, il semblerait que l’on sorte du «folklore» pour traiter cette journée avec intelligence et non pas en la bâclant comme on le ferait d’une corvée. Le sondage initié par le CCME, il y a quelques semaines, vient d’ailleurs à point nommé pour trier quelques sonnettes d’alarme, notamment en révélant que nombre de nos compatriotes de l’étranger se sentent mal-aimés de l’administration marocaine et d’une partie de la population de Royaume.
Parmi d’autres canaux, 2 voies semblent être capables de rapprocher les uns des autres : la culture et le partenariat.
A ce titre par exemple, les cultures urbaines sont un parfait trait d’union générationnel entre jeunes Marocains de l’étranger et jeunes du Royaume ; quant au partenariat, la coopération associative unissant acteurs de la société civile des 2 Rives, travaillant sur des thèmes communs : droits des femmes, animation des quartiers, personnes handicapées, jeunesse, etc, en permettant  une implication concrète des MRE – sur le terrain – me paraît capable de créer une harmonie et une synergie et une meilleure compréhension, le pire serait de laisser se creuser le fossé entre Marocains de l’étranger et Marocains du Royaume.

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