Post-scriptum : 21 ans…

Post-scriptum : 21 ans…

Le Souverain- une fois de plus – s’ingénie à rénover le champ politique dans notre pays : en proposant d’abaisser l’âge d’éligibilité de 23 à 21 ans pour les élections communales. Il tape sur le clou l’indispensable (r) évolution de notre «classe d’élus» !
Le message est clair, pourtant (me semble-t-il) il a du mal à passer auprès de nos politiciens : j’en veux pour preuve les réactions de certains d’entre eux, lues dans la presse ; en effet que disaient –ils à chaque fois : «ce signal s’adresse aux jeunes, afin qu’ils s’intéressent plus à la politique».
Alors bien sûr cette vision n’est pas fausse, mais elle est à la fois partielle et partiale : le message royal s’adresse AUSSI à eux, car il invite justement les partis politiques à faire une place à ces jeunes et à leur ouvrir les listes de candidatures –non pas pour y faire de la figuration en dernières positions- mais bel et bien pour y figurer en positions éligibles.
Et cette partie du message – comme par enchantement – il semble que nos politiques ne l’ont pas entendue !! Quant aux jeunes, c’est affectivement un signal fort qui leur est envoyé, une main tendue qu’ils doivent absolument saisir.
En effet, plus que d’autres scrutins électoraux, les communales concernent au premier chef leur vie au quotidien, leur environnement immédiat, leurs quartiers, leur qualité de vie… Existe-t-il un meilleur moyen de se faire entendre, de faire aboutir ses revendications que de s’en saisir soi-même et d’œuvrer concrètement à leur réalisation? Or, il faut absolument qu’ils en prennent conscience, cela passe nécessairement par leur implication en politique et leur accession à des fonctions d’élus à des postes de décision.
Bien sûr, leur défiance est grande mais il leur faut la dépasser : le temps est à l’engagement car se plaindre et dénoncer l’incurie de nos élus – parfois injustement d’ailleurs- ne mène à rien.
L’éclosion d’une nouvelle génération d’élus est indispensable, d’abord parce qu’il est impensable que 55% de notre population (qui a moins de 25ans) ne soit pas représentée à son juste poids, mais aussi car la gestion des communes, des quartiers demande une vision neuve, du dynamisme, de l’énergie et une philosophie en phase avec notre époque…
Sans manquer de respect aux «anciens», sans nier leurs compétences, il est pourtant évident qu’il faut à leurs côtés des jeunes… 21ans disions-nous. Et bien justement : chiche !

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