Post-scriptum : «Affamés au nom de l’Islam (sic) ??»

Post-scriptum : «Affamés au nom de l’Islam (sic) ??»

«Affamés au nom de l’Islam», tel a été le titre donné à un fait divers -dramatique- par une chaîne d’infos française, mercredi dernier.
Que cachait donc cet énoncé tapageur : un drame, certes, mais qui n’avait rien à voir avec l’Islam si ce n’est que le coupable était musulman !
Quid des faits ? Une famille de Perpignan faisait subir à ses 8 enfants toute une série de maltraitances dont l’une des plus pernicieuses était la privation de nourriture, à tel point que l’aîné, un garçon prénommé Yacine, âgé de 15 ans, ne pesait que 32 kilos.
Atroce, évidemment et bien nombreux sont les pauvres gosses qui pâtissent de la «folie» d’adultes, ici en l’occurrence leurs parents.
Alors bien sûr, le père revendiquait cette «pratique» au nom de la religion, bien sûr, il se présentait lui-même comme un «musulman convaincu»… mais un minimum de déontologie aurait permis aux médias- qui présentaient cette affaire comme un «drame de l’Islam» – de la replacer dans son véritable cadre : celui de la folie d’un homme, de pratiques d’un «illuminé» mais en aucun cas de préceptes religieux.
Pas plus l’Islam qu’aucune autre religion monothéiste ne préconise la maltraitance d’enfants, cela relève à la limite d’une «secte» et se révèle condamnable sur tous les plans. Présenter cela comme relevant de l’Islam est tout simplement une malhonnêteté intellectuelle !
Pourquoi, si l’on adopte une telle ligne éditoriale, ne pas présenter alors toutes les horreurs, tous les drames que nous réserve l’actualité selon la religion de leurs auteurs ? Rien n’excuse la cruauté de ce père de famille et qu’il se drape dans la «bannière» de l’Islam est une forfanterie…il revient donc aux médias de prendre toutes les précautions nécessaires dans la relation d’un tel fait, aux risques sinon de nuire à l’image d’une religion, d’apporter de l’eau au moulin de l’islamophobie, voire d’attirer les haines…
Cette triste affaire doit cependant nous alerter sur l’image ô combien dégradée dont souffre notre religion et cela-parfois- de notre propre fait… nous devons aussi nous interroger sur les interprétations totalement erronées et souvent dangereuses que font certains «esprits faibles» de l’Islam et sur la méconnaissance dont nombre de musulmans (de l’émigration, mais pas seulement) souffrent. Et pour en revenir à ce drame familial de Perpignan, revenons-en aux véritables victimes, ces 8 enfants dont le père n’est digne ni du titre de parent ni de celui de musulman.

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