Post-scriptum : «Allez Zaki !»

«Allez Zaki !» c’est bien -à quelques jours du match Maroc-Tunisie le seul cri qui vient à l’esprit de tous ceux qui aiment le football national. Bien sûr «allez Zaki !» signifie également «allez l’équipe nationale !» mais comment ne pas voir qu’en ce moment c’est d’encouragements et de solidarité qu’a besoin notre entraîneur. Héros national il y a peu de temps, ou ne cesse aujourd’hui de le mettre sur la sellette : on le dit autoritaire, têtu, à cheval sur la discipline : autant de qualificatifs dont on peut fort bien faire des qualités. Or malheureusement l’un de nos traits dominants est de brûler aujourd’hui, ce que l’on a aimé hier, souvent d’ailleurs avec autant d’excès.
Or le management d’un groupe -de jeunes de surcroit- est sûrement l’une des choses les plus difficiles à accomplir, au Maroc en particulier où l’inexpérience, les appétits impatients mêlés à un environnement versatile et prompt à la rumeur ajoutent à la difficulté de la tâche.
Or cette tâche de diriger l’équipe nationale, a été confiée à Badou Zaki et soyons francs nous avons été quasi unanimes à applaudir ce «dream team» que la rue appelait «Zaki ou oulidatou». Bien sûr qu’il y a des réussites et des échecs, des joies et des peines, des qualités et des défauts… mais pourquoi «désaimer» avec autant de violence ce que nous avons tant aimé. Zaki fait preuve de beaucoup de conscience, de persévérence, certains diront d’obstination, d’autres diront de persévérance : en tout cas faisons lui crédit de son honnêteté, de sa «rage de vaincre», de son «aura» auprès des jeunes, non seulement ses joueurs mais de la jeunesse en général.
Il y a quelques mois il était venu participer à un débat au cœur de Hay Mohammadi, à l’invitation de l’association «Initiative Urbaine» et l’on avait pu mesurer son sens de la mesure, du travail bien fait, sa conscience du mot «devoir». A une semaine du match, on peut d’ores et déjà parier que si notre équipe gagne (ce que souhaite tout un chacun) Zaki sera encensé et recouvrera son statut de héros et que si (ce qu’à Dieu ne plaise) nous devions nous incliner, il sera couvert d’approbes.
C’est sûrement la loi du genre, c’est le prix à payer peut-être, mais pourquoi ne pas voir les choses autrement : pourquoi ne pas essayer de faire évoluer nos pratiques et nos mentalités ? Pourquoi toujours flatter nos instincts les plus bas ? Et si enfin nous essayions de «tirer vers le haut».
Essayons de créer un climat favorable autour de notre équipe et de Zaki, faisons leur confiance, encourageons les, créons les conditions pour un environnement «porteur» et positif. Nous avons aussi une responsabilité collective : leur moral, leur «mental» est aussi dépendant de nous tous.
Alors «Allez Zaki!», «Allez Zaki ou oulidatou» pour notre bonheur à tous.

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