Post-scriptum : Amalgame

Post-scriptum : Amalgame

Durant l’été, trois jeunes Américains Mark, Danah et Claude ont partagé le quotidien des jeunes Marocains habitant les quartiers les plus populaires qui soient: Hay Salam, Yacoub El Mansour, Akreuch à Rabat-Salé ou encore Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi à Casablanca… et l’osmose s’est faite ! Quels qu’aient pu être les préjugés, les images, les a-priori… polluant les esprits des uns et des autres, très vite le contact, la communication, le vécu commun ont balayé les jugements tous faits pour céder la place à l’échange, l’entente, l’amitié.
Pourtant ni l’actualité internationale, ni les informations diffusées par certains médias ne favorisaient ce rapprochement de prime abord, or cette expérience l’a montré les jeunes sont prêts à s’entendre si l’occasion leur en est donnée. Ce qu’ont réussi ces jeunes, les adultes que nous sommes ne seraient-ils pas capables de le réaliser également ?
Angélisme me direz-vous ? Mais rien de grand ne se fait sans une part d’utopie et de rêve. Hors le contexte de guerre et de terrorisme qui nous entoure, il nous faut nous regarder en face tout dabord et faire notre auto-critique puis communiquer apprendre à nous connaître mutuellement, échanger. Nous nous élevons avec justesse contre l’amalgame qui lie Musulmans et terrorisme, Arabes et violence, Islam et intolérence, ne sombrons pas dans ce travers que nous dénonçons en confondant Etats-Unis et haine, Américains et «va-t-en guerre».
Cessons de penser que pour être populaires il est de bon ton de faire preuve d’un anti-américainisme primaire, alors que ce faisant nous ne serions que populistes. L’Amérique est une grande Nation, elle véhicule des valeurs de patriotisme, de civisme, de citoyenneté… à partager. Saisissons l’opportunité de l’amitié qui unit notre pays aux Etats-Unis pour l’ériger en voie à suivre, pour oeuvrer, pour ensemble pour le bien et la paix. Le Maroc est un pays de tolérance, de métissage, de convivialité et d’ouverture sur autrui: Youssef, Abderrahim, Sanae, Zakaria… et Mark, Claude, Danald ont su dépasser les frontières physiques et psychiques pour -sans que ni les uns ni les autres ne se renient- se comprendre, s’apprécier, réaliser et projeter des initiatives communes. Nous avons le patrimoine nécessaire pour assumer sans complexes une amitié avec les Américains. D’ailleurs entre nous soit dit ceux qui -en pubic- expriment le plus leur sentiment anti-américain virulent, sont souvent les mêmes qui -en privé- sont demandeurs et bénéficiaires de subventions substantielles des autorités américaines. Les jeunes Américains et les jeunes Marocains qui ont vévu ces 2 mois ensemble et gardé un contact étroit grâce à Internet ont montré un chemin : une connaissance mutuelle et concrète, franche et dénuée d’arrières-pensées pour -grâce à l’apport de l’un et de l’autre- oeuvrer ensemble… pour nos deux peuples et pour la paix.

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