Post-scriptum : Cartables…

Ce mot est sur toutes les bouches en ce moment, et au-delà de sa signification propre, il résume d’un trait , l’état d’esprit de tout un chacun. La rentrée scolaire et son lot de dépenses (de plus en plus élevées), le Ramadan qui débute la semaine prochaine et qui -contrairement à ce que l’on pourrait penser- est un mois qui coûte cher aux familles en matière de denrées alimentaires, si l’on ajoute à cela l’augmentation du tarif de l’essence mais aussi (et surtout) celui des transports en commun : par exemple 50 centimes pour les bus et 1 dirham pour les grands taxis… font que le moral des ménages est à l’heure actuelle bien bas.
Cartables… donc : vides et de qualité modeste, il faut compter 60 DH l’un, avec un minimum de fournitures (crayons, stylos, cahiers) entre 150 et 200 DH, reste alors à se procurer des livres et là aussi, ce n’est pas rien. Les familles au pouvoir d’achat satisfaisant se «plaignent»; imaginons donc ce que vivent les familles les plus modestes, et a fortiori les démunies. Le mouvement associatif tout entier est mobilisé sur «l’opération cartables», pour en citer quelques initiatives-phares, on peut saluer ici le Lions Club qui de Casablanca à Marrakech en passant par Rabat… en distribue plusieurs milliers ou encore «L’heure Joyeuse» qui, en partenariat avec «Bimo», s’est beaucoup attachée, avec justesse, au monde rural. Personnellement, je voudrais vous relater une distribution -modeste certes- mais ô combien emblématique : celle qui se fait au plus petit échelon, celui des quartiers populaires, par les associations de jeunes. Ce jeudi matin à Aïn Harrouda, c’est la dynamique association, «Chabab Nahda» qui procédait à une remise de cartables : 150, aux enfants issus de familles les plus favorisées de ce petit bourg. Celles-ci avaient été recensées auparavant et des bons leur avaient été remis : malgré cette organisation «Chabab Nahda» a été littéralement «prise d’assaut». Ce qui montre l’ampleur de la demande et des besoins. Touché par la véracité et l’ancrage de cette initiative, sur le terrain, Si Abdelhak Terrab, nouveau gouverneur des Lions Club Maroc, qui était présent, prit alors la résolution d’apporter sa propre contribution pour répondre au plus grand nombre; accoompagné dans sa démarche par le Club Unité comoposé uniquement de femmes qui apporteront leur aide aux associations de jeunes de Sidi Bernoussi, Lissasfa, Aïn Chock, Hay Lalla Meryem etc.
Toutes ces actions, petites ou grandes, alliées à celles de l’INDH, constituent un apport non négligeable… le mois de Ramadan sera lui aussi occasion à de multiples initiatives de solidarité, indispensables.
Il est évident que bien des familles passeront pourtant au travers des mailles de ce filet d’entraide : il nous faut donc réfléchir à la multiplication des petites associations, locales, au plus petit échelon, mais aussi et surtout à la création d’une sorte de «Fonds d’action sociale» dont l’objectif serait de donner des moyens à ces associations de façon pérenne et évaluée.

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