Post-scriptum : Ce Maroc qui change

Notre pays bouge et ce sont parfois les étrangers qui le remarquent le plus, tout occupés que nous sommes par notre quotidien. En effet, le Maroc change et constitue de plus en plus une exception au sein de l’ensemble des pays arabes.
Les derniers événements nous le montrent de façon claire : que ce soit à l’occasion de l’initiative du Collectif Watanouna, que ce soit dans les quartiers où le tissu associatif jeune ne cesse de croître, que ce soit dans les rangs des représentants de l’autorité où il serait de mauvaise foi de ne pas reconnaître l’extraordinaire travail de proximité qui se fait. A l’échelon international, les observateurs eux aussi scrutent cette exception : la réforme de la Moudouana -unique en son genre à l’heure actuelle-, la création et les auditions de l’Instance Equité et Réconciliation, la première prise de position de la Haute autorité de l’audiovisuel, une liberté de la presse -rare dans les pays comparables au nôtre, l’émergence de nouvelles chaînes de télévision, des élections transparentes, un sursaut remarquable en matière de lutte contre l’immigration clandestine… autant de faits concrets, remarqués par les étrangers et très souvent cités dans les colloques, réunions, séminaires internationaux.
Est-ce faire preuve d’un optimisme béat que de dire tout cela? Je suis persuadé du contraire, c’est bien à l’inverse faire preuve de lucidité et cela ne signifie nullement que nous ne souffrons pas d’autres maux douloureux. Mais nos maux nous les connaissons et ne les taisons pas : la meilleure façon de les combattre est d’en faire la part mais de comptabiliser dans un même temps nos progrès et nos avancées. Savoir d’où nous venons pour savoir où nous allons.
Savoir ce que nous réussissons pour voir là où nous devons faire porter nons efforts. La pauvreté contre laquelle il faut oeuvrer sans cesse, les bidonvilles où vit mal une partie des nôtres, l’administration (mais ce trait n’est vraiment pas spécifique à vous) qui doit effectivement être au service des citoyens, notre civisme qui fait souvent cruellement défaut, notre jeunesse dont une partie continue de rêver d’eldorado et sombre avec les pateras… et la liste n’est pas exhaustive. Le pays que nous construisons et que souhaite, au premier chef, notre Souverain ne se fera pas en un jour : les choses ont bougé avant notre génération et continueront à le faire avec les prochaines. Mais le «coup d’accélérateur» qui a été donné, l’impulsion qui nous anime ne peuvent être tus et doivent être sus pour être aidés et poursuivis.

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