Post-scriptum : Ceux qui construisent, ceux qui détruisent

Post-scriptum : Ceux qui construisent, ceux qui détruisent

Toujours est-il que si un «bilan d’étape» peut être le bienvenu, certains médias –notamment étrangers- en font l’occasion pour une entreprise de démolition systématique. Rien n’irait dans notre pays, rien n’aurait bougé, ni progrès, ni avancées, ni changement… RIEN! Autant il est légitime qu’au Maroc, acteurs associatifs, intellectuels, journalistes, économistes, politiques, citoyens (nes) s’expriment sur leur perception de ces 10 premières années, leurs satisfactions, leurs attentes, leurs espoirs… autant il semble pour le moins plus difficile à des journalistes qui ne connaissent du Maroc que les 2 ou 3 jours qu’ils y passent pour leur reportage et s’inspirent sempiternellement des 2 ou 3 mêmes «personnes-ressources» de dresser un constat équitable. Sans tomber dans la caricature qui consisterait à nier les difficultés, les problèmes, les erreurs, il est tout aussi caricatural de rayer d’un trait de plume les énormes avancées qu’a vécues notre pays durant cette décennie. Chacun(e) d’entre nous, vivant au Maroc, et animé (e) de bonne foi peut constater –au quotidien- à quel point le Maroc d’aujourd’hui ressemble peu au Maroc de la fin des années 90. Il faut, au contraire, profiter de ce moment pour poser un regard lucide sur notre passé immédiat pour mieux vivre le présent et préparer l’avenir. Ce moment doit aussi être l’occasion de «rendre hommage» à  ceux qui construisent –et sans langue de bois- d’abord à celui qui initie, impulse, favorise ce changement : notre Roi. Comment ne pas avoir aussi une pensée admirative pour ces innombrables femmes, hommes, jeunes qui –au sein du mouvement associatif- donnent tout d’eux-mêmes et permettent d’aussi évidents progrès que ceux constatés dans la situation de la femmes, la protection de l’enfant, la lutte contre la maladie, le mieux-vivre dans les quartiers, les droits de l’Homme, etc. Pourquoi passer sous silence les journalistes respectueux de déontologie, qui se battent pour réhabiliter leur noble profession, pourquoi nier tous ces hommes et femmes qui se sont lancés en politique avec sincérité et dévouement, au service des citoyens. Pourquoi aussi ne pas reconnaître l’abnégation d’une partie de ces agents d’autorité (l’autre partie étant absolument à «recycler») qui –des mokkadems aux walis, en passant par les gouverneurs –forment une nouvelle «race» de représentants de l’Etat… bref, mon propos n’est pas de vous peindre la «vie en rose», vous vivez vous aussi au Maroc et êtes à même de vous faire votre opinion, mais je voulais ici, parce que je le pense sincèrement, essayer de  mettre l’éclairage sur toutes ces « fourmis » qui, en 10 ans, ont changé notre vie. Alors bien sûr ma chronique ne sera pas publiée dans le Monde mais j’ai la faiblesse de croire qu’elle a, au moins, autant de valeurs que tous les écrits de ces « démolisseurs » confortablement installés dans leurs a-priori et qui n’ont de cesse de dénigrer gratuitement. (quoique –permettez moi cette réflexion peut-être pas aussi gratuitement que cela…)

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