Post-scriptum : Droits et devoirs

Post-scriptum : Droits et devoirs

Sujet de rentrée ? En vérité c’est en plein mois d’août -plus exactement le 20 août – que le sujet nous a été proposé, et de belle façon !
En effet, c’est lors du discours marquant l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple et celui de la Fête de la Jeunesse que Sa Majesté a abordé le thème de la citoyenneté et du patriotisme. Qu’est-ce qu’être Marocain(e) aujourd’hui ? C’est certes en posséder les attributs : tels que passeport ou carte nationale, mais c’est aussi-et surtout-un comportement, une façon d’être, de vivre, de penser… qui font que l’on s’identifie à un pays, une nation, une nationalité, une identité.
La jeunesse est particulièrement concernée, puisque de par sa place dans la société, elle est en phase d’insertion et donc de revendication de droits.
La communauté marocaine à l’étranger, très sourcilleuse (ce qui est légitime) sur ses droits, tant dans le pays d’origine que dans le pays d’accueil, ne peut oublier qu’elle a aussi des devoirs.
Enfin, c’est l’ensemble de la société marocaine qui doit se sentir interpellé : qu’est-ce qu’être citoyen(ne) marocain(ne) ? Quel lien avec le patriotisme ? Mais aussi quels devoirs cela implique-t-il ? C’est là que l’amour du pays, l’amour de la patrie, prend tout son sens : n’y aurait-il aujourd’hui que le sport –et plus particulièrement le football – pour susciter ces moments d’émotion collective et d’adhésion ? C’est aussi dans la vie quotidienne, dans les moments difficiles, dans la contribution de chacun au progrès et au développement que se manifeste le sentiment d’appartenance à un pays dont les mots-clefs sont citoyenneté, patriotisme mais aussi civisme, abnégation, participation.
Réfléchissons donc aux moyens de faire passer le message, de (re) donner un contenu à ces concepts lourds de sens, mais aussi aux vecteurs qui permettront d’atteindre la cible, aux structures et aux hommes susceptibles de transmettre l’éducation nécessaire.
Cela passe par la participation de chacun, par la contribution de tous les acteurs, mais aussi par l’exemple, par la valeur du modèle… Sommes-nous tous à la hauteur du concept de citoyenneté défini par le Souverain ?
Ce que l’on a coutume d’appeler «l’élite», intellectuelle, financière, sociale… a un rôle de première importance à jouer : c’est la société que l’on souhaite construire et développer qui est tributaire de ce que seront les citoyens(nes) que nous ferons ; que nous serons !

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