Post-scriptum : et la culture !

Post-scriptum : et la culture !

D’un côté par les membres d’une certaine «élite» qui pensent que la culture leur est réservée et que le peuple peut bien s’en passer ; mais aussi par des « militants » qui –en bonne foi- affirment que l’argent consacré à la culture serait mieux utilisé dans des domaines vitaux : santé, éducation, etc.
Or, si le pain est indispensable à l’Homme, la culture l’est tout autant, elle qui nourrit l’esprit, qui embellit l’âme et qui différencie l’Homme de l’animal ! Avouons-le si l’on assiste à un re-nouveau culturel au Maroc, on le doit avant tout à quelques «mordus» qui s’y attellent et s’accrochent : qu’ils soient acteurs culturels, acteurs associatifs, artistes, journalistes. On le doit aussi au Souverain, véritable mécène mais aussi acteur, le dernier exemple étant la création de la «Fondation Hiba» – chargée de promouvoir les jeunes talents- et la rénovation de l’ancien cinéma Renaissance à Rabat, qui lui sera consacrée. S’il est une classe qui reste –malheureusement- encore hermétique à l’importance de la culture, il s’agit bien de la classe politique –notamment les élus- qui relèguent la culture (parfois le sport également) aux objectifs non prioritaires, voire superficiels.
Non la culture n’est pas superflue, non elle n’est pas un luxe et il faut s’en convaincre !
La population –quant à elle- n’a pas attendu pour montrer son envie, sa soif de culture : regardez le succès du « Boulevard » , mesurez l’impact du « Dabateatr Citoyen », observez l’affluence dans les festivals, appréciez comment dans les maisons de jeunes, les maisons de la culture, les théâtres municipaux, malgré les moyens dérisoires, les jeunes s’investissent dans les activités culturelles.
Il est urgent que les conseils communaux mesurent l’importance et l’intérêt de la culture ; d’ailleurs leur intérêt bien compris plaide en ce sens, car la culture est l’un des outils privilégiés  du rayonnement d’une ville ; local certes mais aussi national et international. Nombre de pays ont fait d’ailleurs de leur culture un outil d’exportation. Beaucoup serait à dire, énormément reste à faire, mais les acteurs sont là et l’on assiste à un bouillonnement annonciateur de belles choses : il est cependant indispensable qu’un des instruments de diffusion, peut-être le plus important, se mette au diapason. Je veux parler de notre télévision –toutes chaînes confondues- qui persiste à nous prendre pour des imbéciles, en nous proposant des spectacles culturels débilitants.

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