Post-scriptum : fête de la jeunesse

Post-scriptum : fête de la jeunesse

C’est l’heure d’un bilan, d’une estimation mais aussi de l’élaboration de projets… Tout comme à l’échelle internationale existe la journée de la femme, la Journée de la Terre, la Fête des mères, existe chez nous la Fête de la jeunesse. En fait, il ne faut pas y voir un événement ponctuel, mais bel et bien une «ponctuation» qui vient , à intervalle régulier, tinter à nos oreilles. Nous avons une jeunesse et c’est au quotidien, tout au long de l’année, que nous devons agir pour, par et avec elle. Ce 21 août nous interroge «qu’avons-nous fait, qu’allons nous faire ?» Car, avouons-le, notre jeunesse n’est justement pas «à la fête» tous les jours ; bien sûr en une dizaine d’années, sa situation a beaucoup évolué, mais si au plus haut niveau de l’Etat la considération, la prise en compte de la jeunesse est totale, plus l’on se rapproche du terrain et plus les choses se gâtent. Ce sont ces «petites bonnes» qui ne sauront jamais ce qu’est l’enfance, ce sont ces gosses de régions enclavées, avides d’apprendre, dont l’enseignant a depuis longtemps décidé de «faire l’école buissonnière»… Dans un autre domaine, c’est la Haca qui croyant avoir décelé un mot vulgaire dans une parodie de chanson sanctionne durement une radio de jeunes, c’est encore Le Boul’vard qui, 48 heures avant sa 11ème édition, a bien failli être interdit…c’est encore ce directeur de Maison de jeunes qui assimile le breakdance à un «art» pour «chamkars» … !!! Je pourrais écrire des pages entières mais tel n’est pas l’objectif. L’objectif est de faire que les choses changent et il n’est pas trop d’une date pour nous le rappeler. Pour que la situation de nos jeunes change, évolue encore il faut la volonté royale, elle y est ! Il faut la volonté des jeunes eux-mêmes, et en majorité elle est là, malgré la résignation de certains, la fuite en avant d’autres (drogue, alcool, immigration clandestine…) ou bien la recherche du profit immédiat d’autres encore… Il faut un tissu associatif actif, il existe ! Alors que nous manque-t-il ? Il nous manque « les relais » : l’absence de vision en la matière, des partis politiques, l’inaction de nombre d’élus, la non-prise en compte de cette jeunesse par les municipalités…bref, si l’on ajoute à tout cela la démission de bien des encadrants (enseignants, éducateurs, intellectuels…) l’on voit bien que la tâche est devant nous ! Le futur Conseil économique et social peut trouver là un gigantesque chantier d’analyse et de proposition…Ce peut-être l’instance idoine car nous manquons cruellement de tels «lieux» où réfléchir, débattre et proposer sur de tels sujets sociétaux. En attendant, fêtons notre jeunesse, elle le mérite !

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