Post-scriptum : Frédéric Mitterrand, l’ami du Maroc

Post-scriptum : Frédéric Mitterrand, l’ami du Maroc

Rarement un homme aura à ce point su correspondre au profil de cette fonction. Car, ne nous y trompons pas, il serait injuste et réducteur de résumer la nomination de Frédéric Mitterrand à une belle opération de com’ de Nicolas Sarkozy. Tout comme il n’est pas possible ici de crier à la «trahison» puisque l’homme n’était engagé dans aucun parti. Il porte un nom prestigieux certes, mais le nouveau ministre a toujours  existé –avant tout- par lui-même. J’ai toujours trouvé un peu impudique dans une chronique ou une interview de se revendiquer ostensiblement de l’amitié de quelqu’un :  cela a un côté «m’as-tu-vu», d’autant plus qu’en  général, on ne demande pas son avis à l’ami ainsi cité, ce qui revient en quelque sorte à le nommer à «l’insu de son plein gré». Je voudrais cependant le permettre cette fois-ci, heureux et honoré que je  suis de pouvoir revendiquer des relations d’amitié avec ce véritable homme de culture. Cultivé, érudit, fin lettré, brillant orateur, Frédéric Mitterrand est non seulement féru d’arts mais aussi d’histoire. Homme de lettres, donc, mais également homme de télévision et commentateur avisé, toutes ces qualités flamboyantes cachent de vraies et belles qualités humaines. Sans parler de son implication dans de belles causes ou de son engagement dans bien des combats publics, je l’ai vu multiplier- discrètement-les interventions pour éviter une expulsion, obtenir la régularisation ou agir pour un titre de séjour en faveur de l’un ou l’une de ces «exilés de la terre» que l’on nomme clandestins. Parions qu’à son poste, Frédéric Mitterrand saura redonner ses lettres de noblesse au mot culture, et y ajouter un corollaire, l’humanisme. Et puis, je voudrais le rappeler, le nouveau ministre est un ami du Maroc, il a ainsi été haut Commissaire de l’Année du Maroc en France, et son commentaire –intelligent et émouvant – des obsèques de feu SM le Roi Hassan II avait marqué les esprits…  Les relations culturelles entre le Maroc et la France doivent être, selon moi, un volet à part entière des relations entre les deux pays, ne serait-ce qu’en raison de l’importance de la communauté marocaine en France, de la forte présence de la population française au Maroc et du très grand nombre de Franco-Marocains dans l’Hexagone et le Royaume. Cher Frédéric,  nous comptons sur vous pour (re) donner du souffle à cet aspect des liens entre les deux Etats. Vite, une prochaine visite au Maroc Monsieur le ministre !

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