Post-scriptum : INDH : an 1

L’Initiative Nationale pour le  Développe-ment Humain telle que conçue par notre Souverain est un levier; levier pour replacer l’Homme au cœur et notre projet de société, pour inverser une tendance perverse et faire que dorénavant les projets émanant de la base; pour sortir nos quartiers populaires les plus défavorisés, nos communes rurales les plus enclavées, de la relégation. Levier ! Ce mot signifie bien qu’il s’agit d’un appui, venant en renfort et en support de tout un travail de terrain entamé par un certain nombre d’acteurs… Dans le même temps, l’INDH a été baptisée «projet de règne» ce qui montre à quel point elle s’inscrit dans la durée. Or, nous n’en sommes qu’à l’An 1 ! Quelle est donc cette curieuse manie que nous avons de vouloir tuer dans l’œuf, tout projet innovant, et qui fait que déjà, certains parient sur l’échec ! L’INDH sera ce que nous en ferons tous: elle n’appartient à personne mais appartient à tout le monde. SM le Roi lui a bien donné le nom de «Nationale» : l’affaire de la Nation!
Ceci étant posé, il est normal aujourd’hui de faire un premier bilan d’étape. Quels sont donc les risques qui pourraient entraver la concrétisation de l’INDH ? Tout d’abord le danger de «bureaucratisation» qui ferait de la réalisation d’un projet simple, un véritable parcours d’obstacles. La «banalisation» ensuite : en inscrivant toute initiative, tout projet, toute idée «dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain», on en tue l’identité. Le «détournement» également, lorsque sur le terrain -certains- déjà en pré-campagne électorale, cherchent à intrumentaliser l’INDH… La «confiscation» enfin, si certaines organisations au carnet d’adresses bien rempli, au tissu relationnel influent, s’approprient la proposition de projets… Tous ces risques existent et il est bon de les dénoncer pour mieux les éviter, et que l’INDH est aussi le contraire de la langue de bois. Ceci posé, les «garde-fous» existent : en donnant une vraie priorité aux associations locales, par exemple, en veillant à ce que la jeunesse ne soit pas le parent pauvre de l’INDH; en s’appuyant sur des comités locaux, véritablement représentatifs de la population, en ouvrant les «portes et les fenêtres» des préfectures, en offrant formation, aide et suivi aux jeunes militants associatifs porteurs de projets, riches d’une expérience de terrain, mais avides  de soutien en termes de conception écrite et budgétaire. Bref, en permettant que la population s’approprie l’INDH ! Les choses se mettent en place : la cellule INDH -au niveau national- fait preuve, reconnaissons le, de beaucoup de doigté et de déontologie. Des régions sont pionnières, ainsi la wilaya de Rabat, modèle du genre, Marrakech, Béni-Mellal où les procédures sont d’une fluidité remarquable; Casablanca où la DAS bénéficie d’un lien de confiance avec le mouvement associatif, qu’elle a su instaurer en amont… Dans ces villes, les quartiers ont été mis au cœur des dispositifs de l’INDH : tablons sur l’implication et la mobilisation. Préservons la philosophie, l’esprit, la déontologie, les objectifs de l’INDH, car c’est un outil qui nous accompagnera durablement. Un outil pour une vie meilleure.

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