Post-scriptum : Le terroir, si ancien, si neuf

Post-scriptum : Le terroir, si ancien, si neuf

Partout en Europe, le terroir fait l’actualité et ce n’est pas le Salon de l’agriculture qui se tenait ces jours-ci à Paris qui me contredira. Terroir, territoires, terre, nature, environnement… sans être synonymes, tous ces mots ont une connotation qui sonne de manière quasi identique à nos oreilles. Le contexte s’y prête il est vrai ; la crise financière qui inquiète et fragilise, toutes ces informations sur notre planète toutes plus alarmistes les unes que les autres, font que l’individu cherche à se rattacher à ce qui le rassure, ce qui est proche de lui, ce qui semble être une valeur sûre, un ancrage fixe, d’où le «retour» du terroir…. Pour parler plus spécifiquement du Maroc, avouons que notre pays possède beaucoup d’atouts à faire valoir en la matière. Les territoires tout d’abord : au moment où nous nous attelons à la régionalisation, ce concept a une vraie signification et si nous savons l’utiliser avec intelligence, il peut nous aider à mieux faire comprendre notre ligne politique et notre richesse, notre diversité géographique, culturelle voire «ethnique». Le terroir ensuite : dans un pays comme le nôtre, où l’agriculture, l’art culinaire, notre mosaïque végétale (oliviers, chênes-lièges, arganiers, encaluyptus …) ont une telle place, comment ne pas prendre conscience de l’intérêt que nous aurions à valoriser notre terroir. Partout dans le monde et notamment en Europe, si proche de nous, le «bio» est tendance et il est clair que de plus en plus de regards se portent sur nous et songent à investir ce créneau sur notre sol. C’est une chance que nous devons saisir. Bio, énergies renouvelables, tourisme «vert», commerce équitable…, le Maroc a réellement de belles cartes à jouer, entre les mains.
Deux villes, deux régions semblent l’avoir bien compris et ont d’ores  et déjà entamé un travail de fond marié à une communication intelligente sur ces créneaux porteurs :  il s’agit de Benslimane et d’Agadir.
Bien sûr Agadir possède, en matière de notoriété, une longueur d’avance mais la situation géographique de Benslimane et la clairvoyance de ses hommes lui donnent de précieux atouts. En fait, outre ces deux locomotives, ce sont tous nos territoires, c’est notre terroir qui doivent s’inscrire dans cette voie ; mais pour cela encore faut-il préserver ce que sont justement nos atouts, notre richesse et ne  pas succomber à la tentation du béton et du bitume à tout crin.
Prise de conscience, éducation, sensibilisation, investissement éclairé… nous permettront de devenir leaders en ces domaines. N’est-ce pas Obama qui célébrait le gisement des «emplois verts» ? Le potentiel est là, au creux de nos mains, sachons le faire émerger.

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