Post-scriptum : L’échelon local…

Post-scriptum : L’échelon local…

Si les grandes lignes politiques, les grands chantiers se traitent au niveau national, leur application se fait sur le terrain! Vérité de La Palice me direz-vous! Pourtant pas tant que cela, tant il est vrai que l’un des problèmes majeurs qui se posent à nous, à l’heure actuelle est bien là : le citoyen -au quotidien- pense ne retirer aucun bénéfice de toutes les avancées -notamment économiques- que connaît notre pays.
Pour lui, la vie est toujours aussi dure : entre chômage, exclusion, manque d’accès aux soins et cherté de la vie… or personne, ou si peu, ne vient lui parler, ne vient lui expliquer, ne vient l’écouter. Personne ne vient -sur le terrain- faire de la pédagogie et la campagne électorale quant à elle, a plutôt fait dans la démagogie. A l’heure pourtant, où l’on parle régionalisation, s’il est un échelon que l’on doit privilégier, il s’agit bel et bien de l’échelon local.
Et c’est bien là, que le bât blesse : sur le terrain, la population est trop souvent livrée à elle-même, à ses peurs, à ses fantasmes, aux rumeurs…
Où sont les réunions de quartiers, les assemblées de parents d’élèves, les conseils d’habitants, les comptes-rendus de mandats des élus…. ?
Bref, tout ce qui pourrait faire vivre la démocratie au quotidien et faire vivre le débat sur le terrain.
Certes, il existe bien des élus qui tentent de faire honnêtement leur travail, des gouverneurs qui ouvrent les portes de leurs bureaux, des caïds type «nouvelle autorité» qui sont au contact avec la population, mais à l’heure où les «départs volontaires» nous ont souvent privés des plus talentueux, tout cela est bien insuffisant. Le mouvement associatif est sûrement celui qui remplit le mieux la «case locale», mais ces associations-là, celles du terrain, n’ont nullement les moyens de leurs ambitions. Si l’on veut que la politique retrouve un sens, que notre projet de société soit compris, que les réformes soient assimilées… c’est au niveau local qu’il faut travailler. Si les Marocain(e)s ont besoin d’un mieux-être matériel -ce qui est indéniable- ils ont aussi besoin de dialogue. Arrêtons de penser qu’ils sont dépolitisés, que l’analphabétisme empêche la compréhension : ces raisonnements sont erronés : nos compatriotes ont besoin qu’on leur explique où l’on va, ce que l’on fait pour y arriver, ils ont besoin d’être associés.
(Re) faisons vivre l’esprit de quartiers, d’assemblées des douars, de réunions dans les cours d’école, faisons en sorte que le vent qui pousse le «Maroc d’en haut», vienne gonfler les voiles du «Maroc d’en bas». Pas de façon ponctuelle, mais au jour le jour !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *