Post-scriptum : Les jeunes, l’associatif, la politique…

Triés du Rapport du Cinquantenaire, quelques chiffres illustrent d’ailleurs ce propos : seulement 2% adhèrent à un mouvement politique alors que 7% militent dans une ONG, et chiffre encore plus significatif : quelque 40% se disent prêts à adhérer à une association. Une précision d’importance : dans leurs réponses, les sondés précisent « associations de quartiers».  C’est donc bien de proximité, de crédibilité, de confiance… dont ont besoin nos jeunes : là aussi ils ne recherchent nullement le «tape à l’œil» ou l’ONG au service d’ambitions personnelles ; ils sont bel et bien en quête de militantisme, au sens noble du terme. Chakib Guessous, éminent sociologue, prône avec raison une réelle réforme de notre système d’enseignement ; Jamal Eddine Naji -dans une remarquable Tribune- établit le lien entre Hogra et Harraga. Il évoque le manque de confiance en soi des jeunes : ce qui effectivement «plombe» totalement leur esprit d’initiative, et emploie un terme que les jeunes utilisent couramment lorsqu’ils évoquent «ceux qui ne veulent pas lâcher prise» malgré un âge souvent canonique : «Al Kazzara». Justement l’une des raisons qui poussent notre jeunesse à tourner le dos à la politique, réside dans le manque de renouvellement générationnel et l’état de vieillissement de notre classe politique.
L’on ne peut pourtant se satisfaire de cette situation, les associations ne peuvent et ne doivent pas remplacer les partis politiques et ceux-ci ont un rôle déterminant à jouer dans la construction d’un Etat démocratique.
Les associations de jeunes, dans les quartiers, ont mis plusieurs années à gagner la confiance de la jeunesse et celle des parents: ils ont réuni grâce à un travail quotidien, une réelle présence militante et la mise de côté d’enjeux d’argent et de pouvoir. Elles doivent tout faire pour garder ce capital !
Les élus et les politiques doivent d’ailleurs cesser de considérer ces associations avec méfiance voire avec défiance, elles ne sont pas et ne doivent pas être leurs concurrentes.
Les partis doivent donc effectuer leur «révolution» qui leur fera retrouver le chemin des quartiers et des bidonvilles et par là-même la confiance des jeunes, qui sont – ou seront des électeurs…
Le mouvement associatif a un rôle à jouer – sur ce terrain là également – faire preuve de pédagogie pour inciter nos jeunes (dans un premier temps à s’inscrire sur les listes électorales) à voter. A être d’exemple, le Réseau Maillage avait lancé il y a quatre ans le slogan «Votez pour qui vous voulez mais votez !» Cette année ce sera «1 jeune = 1 voix = 1 choix».

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