Post-scriptum : Les jeunes, les quartiers, l’INDH…

Or, si les jeunes regorgent d’idées, de propositions, d’envie de s’investir, force est de constater que sur le terrain de nombreuses difficultés entravent parfois cette indispensable mobilisation. A titre d’exemples, quelques unes peuvent être mises  en avant:
– la difficulté pour des jeunes de «monter les projets» : rédaction, budgétisation, obtention auprès des entreprises des devis nécessaires.
– Les pesanteurs qui président aux démarches administratives de création d’associations : le nombre élevé de documents à fournir, chaque page de chaque pièce devant être légalisée au prix de 20 dirhams l’une (imaginez le montant)… la lenteur d’obtention des récépissés…
– Les réticenses des banques à ouvrir des comptes à des associations de jeunes; l’exigence du dépôt de base pouvant s’élever à 1000 dh… Bref, tout un ensemble de «petites embûches» qui, malheureusement, agissent sur le moral des jeunes, souvent inexpérimentés en la matière. D’autres obstacles, plus «politiques» peuvent entraver la participation des jeunes : ici la main-mise sur un comité local de l’INDH par un élu, là le manque de contacts entre Associations de jeunes et directions des Affaires sociales, ailleurs le manque d’informations des jeunes eux-mêmes, le  manque d’accès aux appels d’offres, le manque de confiance en eux de ces jeunes… etc. Pourtant, le désir d’adhésion des jeunes est grand et la bonne volonté de part et d’autre est réelle pour parvenir à leur implication concrète et productive. Ainsi, la ministère de l’Intérieur organise ce lundi même un grand rassemblement des directions des Affaires sociales des préfectures pour soulever justement – et entre autres- ce genre de problèmes. à Casablanca, c’est le wali lui-même qui insiste sur l’indispensable mobilisation des quartiers, de la jeunesse et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. à Rabat, partenariats et conventions (entre wilaya, Anapec et Fondep “organisme de microcrédits“ par exemple) ouvrent la voie. à Béni-Mellal, les jeunes font leur (r) évolution pour apprendre à s’asseoir à une même table avec les autres acteurs de l’INDH tout comme à Sidi Slimane…
Les choses bougent donc… et c’est une nécessité, car les verrous cités ci-dessus existent bel et bien et s’ils ne sont pas levés, ils continueront à peser négativement sur l’impact de l’INDH telle que voulue par le Souverain. Pourtant, c’est le parti-pris de la réussite qu’il faut prendre, c’est le défi du succès qu’il faut relever. En cet an 2  de l’INDH, nous n’en sommes pas à l’heure du bilan mais à celle de la mobilisation.

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