Post-scriptum : Nos maux…

En fait ce titre est sûrement un peu trop possessif cas nos maux sont à l’évidence des fléaux qui touchent l’ensemble du pays – avec plus ou moins d’acuité certes, mais qui malheureusement se répandent à la vitesse de la mondialisation.
Pour ce qui nous concerne, la presse s’est faite ces derniers temps largement l’écho de ce qui abîme notre société : la violence, la criminalité, la délinquance, l’extrémisme…
Le sondage d’Aujourd’hui Le Maroc de ce week-end montrait que les problèmes sociaux étaient la cause principale de l’augmentation de la criminalité.
Les votants –me semble-t-il-ont visiblement perçu le mal-être engendré par le chômage, le désoeuvrement , la hausse du coût de la vie… Cette criminalité : vols, délits divers, dégradation, drogue, prostitution… ne peut être « excusée » par les causes ici citées mais elle y trouve en tout cas le terreau fertile et les raisons premières.
Cependant si l’on étend la notion de criminalité et que nous arrivions aux maux que représentent l’immigration clandestine, l’intolérance, la violence physique, les extrémismes… force est de constater que d’autres causes s’ajoutent au terrain propice : le manque d’instruction, l’absence d’éducation, la pauvreté intellectuelle, culturelle, l’embrigadement… accroissent le péril.
Certains remèdes dépendent de nous : et là il s’agit vraiment d’un «nous collectif» et non pas de désigner l’Etat comme bouc émissaire. La responsabilité va de l’attitude odieuse d’un «bourgeois» comme malheureusement nous en connaissons tous, au comportement de l’administration, en passant par l’égoïsme de certains chefs d’entreprises, voire notre «démission» collective.
Mais il est clair que bien des solutions ne peuvent être du ressort du seul Maroc mais bel et bien d’un ensemble de pays concernés ou ayant des moyens conséquents pour justement lutter contre ces maux.
C’est pourquoi réside dans le Forum de l’Avenir qui se tiendra les 11 et 12 décembre et qui verra la participation des pays du G8 et de 25 pays arabes du Grand Moyen-Orient, une opportunité qu’il faut saisir. En effet l’un des axes : «l’édification d’une société de la connaissance» -sans négliger bien sûr les axes politiques et économiques- me paraît être à coup sûr un réel moyen de combattre «nos maux».
L’ouverture d’esprit, l’accès à la connaissance, l’alphabétisation…, sont autant d’armes pour lutter contre l’abêtissement, le repli, la résignation ou l’embrigadement.
Avoir des principes, faire preuve de civisme, de tolérance ne sont pas les seuls remèdes, ils sont cependant indispensables à la construction identitaire de nos jeunes notamment.
Si le Forum de l’Avenir réussit à ouvrir ce chantier il aura montré son intérêt : à nos d’y contribuer.

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