Post-scriptum : Notre société…

Post-scriptum : Notre société…

Nous avons la chance de vivre au cœur d’une société en mouvement, en mutation : chance, car chacun d’entre nous s’il en a la volonté peut ainsi participer –dans son domaine et avec ses compétences– aux transformations qui nous «travaillent». Tous les domaines bougent, aussi bien les territoires qui y sont le plus propices : musique, cinéma… culture en général; que ceux qui y sont plus réfractaires : politique, mentalités, famille etc.
Notre société est en plein mouvement et pourtant, paradoxalement, cela ne donne guère lieu à des études sérieuses, des débats enrichissants, des analyses approfondies, des articles de fond… nous sommes souvent dans la description et plus souvent encore dans la polémique.
Or, notre population en général et notre jeunesse en particulier a besoin d’éclairages, de pédagogie, de discussions prospectives… pour se faire une opinion, opérer un choix, il nous faut des explications sur les enjeux, il nous faut comprendre les mutations en cause, en maîtriser les tenants et les aboutissants… pourtant force est de constater que face aux causes sociétales qui s’offrent à notre intelligence aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui les accompagnent afin de les rendre accessibles et populaires.
Les intellectuels sont bien silencieux, les sociologues et chercheurs sont quasiment muets, les politiques ont d’autres chats à fouetter et nos médias négligent trop souvent ce rôle. Ce qui fait que nous nous débattons tant bien que mal (et nos jeunes plus particulièrement) avec nos consciences, nos tabous, nos propres réflexions et que nous nous bricolons nos propres avis (ce qui a bien sûr un aspect positif) mais sans éclairages avisés extérieurs à nous, sans «grands témoins» à même de nous donner la pleine mesure de ce qui se passe en nos tréfonds. Sans s’ériger en maîtres à penser, il revient cependant à des voix –dont c’est le rôle– de se faire entendre : les universitaires, les politiques, les journalistes… des «phares» de la pensée sont nécessaires, en serions-nous si pauvres. Face à des questions telles que la nationalité, la peine de mort, les cultures urbaines, le sida, le rôle de la femme, la famille, l’éducation sexuelle… bref tout ce qui sous-tend un projet de société, un choix de société, seuls les «extrêmistes» de tout poil donnent de la voix. à quand un sursaut de nos intellectuels, dans le sens vrai et noble du terme ?

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