Post-scriptum : Notre Terre…

Post-scriptum : Notre Terre…

Rabat a d’ailleurs été choisie en tant que ville officielle du «Earth Day». Un Comité a été créé afin de «piloter» cet événement et coordonner la multitude d’actions mises en place à travers tout le Royaume : plus de 10.000 ! La plupart initiées par le tissu associatif … L’un des pièges à éviter -lors d’une telle initiative- est le côté «factice»  des actions entreprises : l’effet vitrine. Or, grâce à la société civile, aux ONG, aux associations et à ce Comité, cet écueil a été évité. Les projets sont réels, les actions sont concrètes, l’engagement est palpable; il s’agit d’une vraie mobilisation populaire. Ce qui représente le meilleur gage de réussite, car rien n’est pire qu’une initiative «parachutée». Au Maroc, la prise de conscience -même si elle  en est à ses débuts- est réelle. Et donc du 17 au 24 avril, «éco-gestes», plantations d’arbres, opérations-propreté, sensibilisation, réhabilitation de jardins…la liste des activités dédiées  l’environnement a été impressionnante : de celles de grande envergure à celles plus modestes, des ministères aux citoyens… tout le monde a participé. Ceci est déjà un succès ! L’autre  enjeu de cette «Journée de la Terre» est d’inscrire la mobilisation dans la durée, ne pas sacrifier à «l’effet de mode» pour ensuite -une fois les festivités passées- laisser retomber le souffle et voir chacun d’entre nous se laisser à nouveau aller à ses gestes destructeurs au quotidien. Et cela est l’affaire de tous ! Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, nous sommes de très mauvais citoyens, irrespectueux du civisme, anarchiques, «je m’en foutistes» et très individualistes. Sensibilisation, éducation, prévention sont indispensables pour l’apprentissage du civisme, elles le sont encore plus en matière de protection de l’environnement car l’enjeu est vital, mais aussi parce qu’il s’agit ici avant tout d’une prise de conscience personnelle et volontaire. Ici nulle «peur du gendarme», nul bâton, pas de moyens de répression… A ce sujet d’ailleurs, ne serait-il pas judicieux de prévoir des amendes dissuasives pour les gestes destructeurs ; qu’il s’agisse d’entreprises ou d’individus. Faisons en sorte que cette «Journée de la Terre», que le Maroc a célébrée dans une vraie mobilisation, soit un «starter» pour que d’une action ponctuelle nous passions à une prise de conscience dans la durée. Une question mérite pour cela d’être posée -par et à- chacun d’entre nous : «Quelle Terre voulons-nous laisser à nos enfants?».

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