Post-scriptum : Plaidoyer

Post-scriptum : Plaidoyer

Les élections sont dernière nous, s’ouvre aujourd’hui une nouvelle page : la formation d’un nouveau gouvernement pour une période allant jusqu’à 2012. Sa Majesté le Roi a ainsi nommé le Premier ministre, issu du parti majoritaire, Si Abbas El Fassi : donc un homme politique, un militant au sens noble du terme. Le Souverain nous met ainsi devant nos responsabilités, en poursuivant la ligne et la logique annoncées avant les élections.
Bien évidemment le gouvernement qui sera formé, sortira des consultations, des équilibres, du projet qui sous-tendront la majorité. Mon propos ici est, modestement, d’essayer d’adresser un plaidoyer en faveur de notre jeunesse, de nos quartiers, quelle que soit la personnalité des futurs ministres dont-a-priori nous devons parier sur la volonté et la compétence. Même si sous la direction de Si Jettou beaucoup a été fait et notamment en direction de la jeunesse par le département dirigé par Mohamed El Gahs.
Soyons clairs, c’est d’encore plus de moyens qu’a besoin une politique ambitieuse de la jeunesse : les besoins et les attentes sont identifiées, les réponses, l’imagination, la volonté sont au rendez-vous… mais sans être la clé de tout, l’argent demeure le «nerf de la guerre».
En priorité, me semble-t-il c’est aussi de confiance, de possibilité d’accès aux responsabilités, aux prises de décision qu’ont besoin nos jeunes.
Esprit d’initiative, confiance en eux-mêmes, esprit d’équipe, dépassement de soi… sont impérativement nécessaires à notre jeunesse, or cela ne s’invente pas mais s’acquiert, en particulier par la formation.
Le mouvement associatif a également besoin d’être soutenu, non pas les «grandes ONG» ayant pignon sur rue et qui se débrouillent très bien toutes seules, mais bel et bien le tissu associatif de terrain ; cela passe par la création – par exemple – d’un Fonds d’action sociale.
Outre  ces moyens, à la fois pédagogiquers, psychologiques et financiers, il nous reste à inventer une vraie politique de la ville, c’es-à-dire une sorte de plan pour un développement harmonieux de nos quartiers : comment transformer nos quartiers et les faire passer  du statut de lieux de mal-vie en cités de mixité sociale où il est indispensable que centres sociaux, espaces pour jeunes, jardins, terrains de sport… entourent les habitations et permettent à la population d’y vivre et non plus d’y survivre. Il nous faut en quelque sorte (ré)inventer «l’ascenseur social» pour que les perspectives de promotion redonnent envie et espoir à notre jeunesse…
Certes les chantiers sont multiples auxquels le gouvernement devra donner une nouvelle impulsion mais celui de la jeunesse et de la ville, étroitement liés sont -me semble-t-il – une absolue priorité.

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