Post-scriptum : Police et proximité

Un programme vient d’être lancé qui prévoit l’installation de mini-postes de police dans les quartiers périphériques à des fins de proximité mais aussi de prévention. En effet ces policiers qui seront présents au coeur des quartiers populaires n’auront pas de mission répressive : en fait ils agiront en amont -l’enjeu est d’importance et l’entreprise louable dont le but sera de marier sécurité, proximité et prévention car ces trois termes- malgré les apparences doivent et peuvent en effet être conciliés : la sécurité est un droit, pour tous !
Et les habitants des quartiers populaires doivent pouvoir y prétendre- Or quand ces quartiers cumulent à la foie une densité de populaion très forte, un manque d’infrastructures sociales, culturelles, éducatives, sportives patent, un chômage galopant et un pourcentage de jeunes -souvent victimes du désoeuvrement- fortement majoritaire, il paraît évident que tous les ingrédients de l’insécurité potentielle sont réunis. D’où l’intérêt d’une telle présence de policiers de proximité, à la fois dissuasive et préventive.
Il va de soi qu’une telle mesure devrait s’accompagner d’un déploiement de travailleurs sociaux: éducateurs, médiateurs, animateurs… dont nous manquons cruellement. Il me semble également qu’un partenariat avec les associations de quartiers, les associations de jeunes est souhaitable : puisque l’objectif de tous ces acteurs est bel est bien commun : Education et Prévention.
Que l’on sorte d’une vision d’une police purement sécuritaire -même si celle-ci est indispensable- est à mettre au crédit de la DGSN qui fait preuve ici d’esprit novateur et visionnaire.
Le programme de formation de ces policiers de proximité doit être performant et adopté à la mission, mais leur réussite est aussi l’affaire de tous les citoyens.
Plus de sécurité, moins de délinquance, plus de «mieux-vivre ensemble» passe par une réelle politique de prévention qui ne peut être le seul fait de la police. Que se soient ces policiers de proximité qui se lancent ainsi sur ce terrain ô combien difficile est un bel exemple : il reviendra néanmoins à tous les acteurs de la société de s’atteler à cette tâche pour que le mot prévention prenne tout son sens.

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