Post-scriptum : Profanation

Post-scriptum : Profanation

Les tombes musulmanes sont avec les tombes juives les cibles privilégiées des profanateurs ; or, quelle sombre «idéologie» quel dérangement de l’esprit, quelle macabre motivation peuvent bien animer ces individus ???? La haine, la bêtise, l’intolérance… peuvent représenter quelques idées de «l’inspiration» de ces êtres vils, mais s’en prendre à des morts est –selon moi- un véritable déni d’humanité.Il y a là, volonté de salir, de faire mal, d’avilir en s’en prenant à des symboles d’une vie passée, d’êtres par définition sans pouvoir de réaction, mais qui demeurent chers dans la mémoire de leurs familles, leurs descendants, leur communauté religieuse.Car, si ces tombes sont profanées, si ces morts sont souillés, c’est bel et bien pour le symbole qui orne leur sépulture, leur appartenance à une religion, la consonance de leur nom. Donc le racisme à l’état pur ! Or, il faut rappeler encore et toujours que le racisme n’est pas une opinion, mais bien un délit d’opinion ; pourtant, est-ce un défaut d’écoute de ma part, mais il me semble bien que peu de voix se sont élevées suite à cette profanation, ou alors elles étaient peu audibles… En ce moment de célébration de l’anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, cet acte de profanation vient rappeler que «rien n’est jamais acquis» en la matière : le repos de l’âme, le droit au respect et à la dignité- y compris dans la mort … sont de ces valeurs qui nous séparent de la barbarie… et il ne saurait y avoir de hiérarchie dans l’indignation. La même indignation, les réactions des autorités de l’Etat, des médias, de la classe politique devraient s’élever que les tombes soient musulmanes ou juives, or, il me semble qu’en France ce n’est pas toujours le cas… Et puisque j’ai évoqué ici les droits de l’Homme, qu’il me soit permis de saluer la décision de SM le Roi- courageuse et juste- de lever les réserves du Royaume sur les conventions internationales dans le domaine des droits de la femme. Peut-être allons-nous enfin pouvoir sortir la femme de sa position «d’otage» des intégristes. Notre pays avance avec mesure et intelligence sur les chemins du progrès en matière des droits de l’Homme et il me semble qu’il nous faut ouvrir entre nous, aujourd’hui, un nouveau volet, dont avouons-le, bien peu parlent : celui de l’égalité des chances. Et oui, l’égalité des chances ! Il me paraît urgent en tout cas de l’évoquer, d’en parler, d’en débattre… car là, les fossés à combler sont des gouffres ! Trouverons-nous autant de «plumes» pour évoquer cet aspect des droits de l’Homme que pour les autres faces où le combat semble plus facile à mener, en tout cas dans les textes ? Ce serait souhaitable, car même lentement même avec réalisme, il nous faut aller –au moins –vers plus d’égalité des chances, si l’on veut traiter des droits de l’Hommes dans leur intégralité.

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