Post-scriptum : S.O.S…

Ces quelques lignes comme une «bouteille à la mer»… mais parfois l’incompréhension devant certaines attitudes nécessite de dire – ou plutôt d’écrire – ce que l’on a sur le cœur. Certains pans de notre administration (pas seulement elle, par ailleurs) sont atteints d’une véritable schizophrénie.
En effet, alors qu’il nous faut tout faire pour sortir notre jeunesse de l’exclusion et de la marginalisation ; alors que justement ces jeunes sont réceptifs et réactifs et s’engagent par centaines dans les nouveaux programmes de formation», dans l’INDH, dans les projets tels «Moukawalati», le sport… et surtout le mouvement associatif de terrain, d’aucuns s’ingénient à leur mettre des bâtons dans les roues, à les décourager, à leur faire le «coup du mépris», à multiplier les obstacles sur leur route… or trop c’est trop !
Il faut savoir ce que l’on veut et s’en donner les  moyens !
SM le Roi lance l’INDH – une révolution dans son esprit même – et dans chacun de ses discours il multiplie les propos sur la jeunesse, il accorde le droit de vote à 18 ans, encourage le tissu associatif… bref, des signaux on ne peut plus forts et plus clairs. Or sur le terrain, trop nombreux sont encore ceux qui restent sourds et aveugles à cette indispensable nouvelle forme de rapports avec les citoyens en général et les jeunes en particulier. Des exemples ? J’en ai des dizaines et tant pis si je «rabâche».
Ici c’est un directeur de Maison de jeunes, qui en dépit des orientations claires de Si Mohamed El Gahs s’ingénie (et par quels moyens !) à empêcher des jeunes de tenir l’assemblée générale de l’association qu’ils créent. Là, c’est un responsable qui «conseille» à d’autres jeunes de faire autre chose que du travail associatif qui «ne leur apportera rien» (sic). Là encore, alors que des jeunes – d’un milieu très modeste – veulent suivre la démarche administrative normale, ils se voient exiger 8 photocopies de leurs statuts, 8 photocopies de la liste des membres de leur bureau, 8 photocopies du PV de leur réunion constitutive… dont chaque page doit être timbrée au tarif de 22 dirhams… bref, une fortune que ces jeunes sont loin de posséder. Ailleurs encore c’est un spectacle de cultures urbaines (hip-hop, rap…) qui est annulé sans explications…
Des peccadilles penseront certains, cela ne concerne que les jeunes (sous entendu cela n’a aucune importance) diront d’autres, cela ne compte pas face aux grands enjeux, affirmeront d’autres encore.
Et bien ils ont tort, car s’il est vrai que les choses bougent dans notre pays, que les grands chantiers ouvrent de formidables perspectives, que nombre de hauts responsables font preuve d’initiative, d’ouverture d’esprit, que le tourisme, les réformes, l’investissement sont au rendez-vous, il n’empêche que rien ne se fera sans notre jeunesse et que les « petits » tracas vécus – au quotidien– par la population constituent autant d’obstacles à notre projet de société.
La jeunesse n’est pas un enjeu mineur, pauvre de ceux qui ne l’ont pas compris.

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