Post-scriptum : une décennie s’achève

Post-scriptum : une décennie s’achève

 Une décennie marquée par un lot de catastrophes naturelles dont le tsunami est l’exemple le plus meurtrier, mais aussi par les délires de l’homme : guerres, terrorisme, dégradation de la planète… etc. C’est cependant au cours de cette même décennie, qu’un Noir a été élu président de la nation la plus puissante, ouvrant de nouvelles perspectives à la tolérance, au dialogue, la lutte contre le racisme, l’égalité… même si, dans ces domaines particulièrement, rien n’est jamais définitivement gagné!
Si donc les craintes , les peurs, les doutes sont naturellement de mise, le pire n’est cependant jamais sûr et la capacité de l’homme à rebondir et à faire preuve du meilleur est -heureusement- toujours possible. Notre pays, quant à lui, a considérablement muté au cours de cette même décennie et le paysage qu’il offre aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celui de 1999. Ces dix années sont celles qui ont vu l’accession au Trône de notre Roi, SM Mohammed VI, qui a impulsé, soutenu, accompagné notre métamorphose. Penchons-nous sur notre quotidien, notre vie de tous les jours et nous pourrons mesurer le chemin parcouru… Ayons aussi l’honnêteté de nous poser la question de savoir ce que chacun d’entre nous a fait pour contribuer, participer au développement, au progrès et nous verrons que nous ne sommes pas toujours au top : montée des égoïsmes ; d’une certaine intolérance ; absence totale de civisme ; mépris des formes élémentaires de citoyenneté ; perte de valeurs… chacun de ces domaines est un défi en soi pour la décennie qui s’ouvre. A l’heure où une nouvelle forme de gouvernance locale se construit comme à Tanger, Mohammédia, Marrakech.. à l’heure où de nouvelles figures –hommes et femmes – émergent en politique, il est indispensable que le citoyen fasse le nécessaire effort pour se mettre au diapason. De même dans le monde associatif ; si la décennie qui se termine a été féconde, celle qui s’ouvre devrait faire la place belle à la qualité – plus qu’à la quantité- et il est souhaitable de voir émerger une nouvelle génération de militants, qui peine à se faire  sa place… Une chronique présente cet avantage de permettre de faire le choix dans les sujets qu’elle aborde, je terminerai donc par un vœu : que la culture dans notre pays trouve et se donne les moyens d’une véritable «politique» , non pas tant en termes d’infrastructures, qu’en termes de ressources humaines . Les jeunes, les talents, les nouveaux acteurs culturels sont là… et ils piaffent ! Des artistes  jusqu’aux animateurs (et dirigeants) de maisons de jeunes, maisons de la culture, de théâtres… place à une nouvelle ère de compétences, de volontaires.. de savoir-faire !

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