Post-scriptum : Yes !!!

Post-scriptum : Yes !!!

Enfin, cette grande nation renoue avec son rôle, avec ses valeurs, avec une fonction d’exemplarité. Pour preuves : cette élection d’un Noir à sa tête ; cet intérêt planétaire pour une élection somme toute du ressort du peuple américain ; cette émotion qui a saisi un nombre considérable de personnes dans de multiples pays ; ce sentiment que Barack Obama nous «appartient» tous un peu… D’abord parce que son histoire en fait d’emblée un personnage emblématique : issu d’un couple mixte, abandonné par son père, élevé par une grand-mère  blanche et se ré-appropriant sa «négritude» par des lectures et par une implication concrète de travailleur social au cœur des quartiers noirs. Quelle intelligence, quel charisme, quelle volonté a-t-il fallu à cet homme pour devenir président de la première puissance!
Mais reconnaissons également –en toute bonne foi- que le «rêve américain» existe, ce pays où «tout est possible», ce pays où il y a 40 ans, le droit de vote des Noirs n’existait pas, où l’esclavage a eu longtemps droit de cité, où le racisme continue à envoyer en prison nombre de jeunes Afro-Américains parce que le « délit de faciès » n’est pas un vain mot ; mais ce pays qui, en ce 4 novembre 2008, s’est donné un Noir pour chef.
Alors, ne nous trompons pas non plus, il serait caricatural de réduire Barack Obama à ce symbole, il est – et mérite – beaucoup mieux que cela, n’ayons pas non plus la naïveté de croire que par cette seule élection, la face du monde sera transformée de fond en comble… non… mais avouons tout de même qu’elle est un peu plus belle!
Les défis qui attendent le nouveau –et jeune- président des USA sont immenses, et son élection – à elle seule- ne peut être la solution sine qua non, elle en constitue une clé.
Déjà grâce à ce résultat, l’Amérique a changé de visage et tous ceux qui ont suivi le déroulement des élections ont eu le sentiment –justifié- de voir l’histoire s’écrire sous leurs yeux. Cette élection est aussi une formidable leçon de démocratie, à cet égard, il faut saluer le discours de John McCain, d’une très haute tenue, saluant le vainqueur et appelant ceux qui avaient voté pour sa  personne à se ranger aussitôt derrière le nouveau président : l’intérêt de leur pays passant avant tout !
Une superbe leçon dont pourraient s’inspirer avec bonheur bien des politiciens, sous tous les cieux.
Barack Obama est porteur d’une grande espérance et parce qu’il connaît –dans sa chair- le mépris, la discrimination ; parce que son travail d’animateur social au cœur des quartiers lui a donné une expérience de ce que sont l’exclusion, la marginalisation, mieux que tout autre, il est en mesure de réconcilier le peuple américain avec lui-même, et parce qu’il est le président de la première puissance, il est à même de donner un vrai souffle à la diversité, au métissage.
Une nouvelle page s’ouvre, à nous tous d’essayer de l’écrire en couleurs, et le noir est aussi une couleur…  

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