Prévenir plutôt qu’interdire : Ma proposition

Prévenir plutôt qu’interdire : Ma proposition

La force de l’exemple : Le Salon du livre de Casa a ouvert ses portes. Qu’on le veuille ou non, cet événement a le mérite de réunir dans un même espace auteurs, lecteurs, éditeurs et tout un public -notamment jeune- qui ne vient peut-être pas pour «acheter du livre» mais s’y frotte, le touche, le feuillette et sincèrement il faut y voir du positif.

Bien évidemment «on» va protester, dénoncer, critiquer ces «hordes de jeunes» qui vont s’égailler dans les allées, j’ai d’ailleurs vu de mes yeux des ados qui avaient pourtant leurs billets être interdits d’entrée : l’écrivaine Valérie Morales-Attias qui leur avait offert ces billets a été obligée d’intervenir auprès de la sécurité pour qu’ils puissent accéder au Salon…

La solution n’est certainement pas là: interdire l’accès d’un Salon du livre à des jeunes est un non-sens et je voudrais ici faire une proposition: réaliste, concrète et non onéreuse.

Pourquoi ne pas s’inspirer de l’exemple des Journées du patrimoine et mettre à la disposition du public des «guides» dont le rôle serait précisément de guider ces jeunes à travers les allées du Salon du livre en leur fournissant explications et descriptions sur tout ce qu’ils rencontrent et voient et bien entendu passer le témoin une fois arrivés sur un stand où là les éditeurs prendraient le relais.

Ces «guides» qui pourraient être des étudiants ou encore des adultes amoureux du livre recevraient une formation fournie par les maisons d’édition et autres unions où syndicats d’auteurs, tout comme pour les Journées du patrimoine où l’association Casa Mémoire remplit cette fonction.

J’ai testé cette formule samedi après-midi et j’ai pu vérifier à quel point l’idée était intéressante. Ma proposition sera-t-elle prise en considération et appliquée ? Pas certain, mais je vais essayer de mon côté d’en parler au plus grand nombre d’éditeurs…

Qui ne tente rien, n’a rien…

Suite à mon expérience du samedi je me suis pris à rêver : et si cette formule était duplicable ? Nous pourrions alors imaginer la mettre en pratique lors des matchs de football, où là il ne s’agirait pas de «guides» mais de sorte de «casquettes blanches», jeunes sportifs vêtus de façon distinctive ayant suivi une formation de médiation – l’organisme «Search for Common Ground» la dispense très bien – puis postés aux arrêts de bus, au sein des clubs de supporters et dans les quartiers afin d’accompagner les groupes de jeunes spectateurs jusqu’au stade et durant le match.

Ces «référents» auraient un pouvoir apaisant, civique et éducatif ô combien indispensable

L’idée est applicable en bien d’autres occasions et mériterait que l’on s’y intéresse afin de la concrétiser : communes, ministères, INDH… pourraient y réfléchir. Sorties des écoles, des collèges, des lycées, festivals, plages… je suis persuadé que l’on pourrait décliner cette idée en bien des lieux, et peut être trouver une façon de rémunérer ces «guides» à chaque mission, le coût en étant de toute façon bien moindre que les actes de vandalisme.

Si cette chronique peut aider à faire progresser cette proposition tant mieux, en tout cas vous qui la lisez n’hésitez pas à l’enrichir, la transposer, l’améliorer et la faire remonter. Nous ne pouvons plus nous contenter de déplorer, de dénoncer, de protester… il est vraiment plus que temps d’émettre des idées pour aller de l’avant, de soumettre des solutions, d’être des forces de proposition… chacun(e) d’entre nous a un rôle à jouer dans l’édification de la société plus juste que nous désirons, j’essaie de remplir le mien.

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