Santé : Sida : Comment s’y prendre pour y echapper

Santé : Sida : Comment s’y prendre pour y echapper

Comme chacun sait, le 1er décembre de chaque année, il est devenu de tradition de célébrer la journée mondiale de Lutte contre le Sida. Mais, cependant, comble de l’ironie, le Sida (Syndrome d’immunodéficience acquis ou AIDS en Anglais) ne cesse de progresser, d’année en année, au point d’atteindre des proportions plus qu’alarmantes, pour ne pas dire catastrophiques. Et le vieux continent (l’Afrique) de payer le plus lourd tribut à cette pandémie, à ce fléau… Il y a quelques années, vers le milieu des années 90, nous avions publié un article sur le SIDA, «Fléau du 20ème siècle». Mais, à cette époque, nous étions loin de nous douter de la progression fulgurante de cette terrible maladie et nous espérions, naïvement, que les hommes de science ne tarderaient pas à trouver le remède radical qui en viendrait à bout, ou, tout au moins, le vaccin providentiel. Or, voici que nous sommes en 2003 et, donc, au début du 21ème siècle et que, non seulement le remède «miracle» n’a toujours pas été découvert, pas plus que le vaccin, mais, bien plus, que la maladie continue de faire des ravages parmi la population mondiale. Et nous n’en sommes, paraît-il, qu’au début de nos peines ! Le fait est que, pratiquement, aucune contrée du globe ne se trouve, aujourd’hui, épargnée. Et pour cause ! La rapidité des moyens de transport et la grande fréquence des déplacements y sont pour quelque chose. Mais, comble du paradoxe, on assiste, également, et malgré tous les efforts entrepris, notamment par les Associations et les ONG, et même par les gouvernements, à un relâchement, pour le moins inattendu et surprenant de la prévention. Comment expliquer ce relâchement que l’on constate même et peut-être, surtout, dans les pays nantis, évolués ? Mystère et boule de gomme… c’est le moins que l’on puisse dire… Il faut reconnaître que la prévention en la matière est plutôt limitée. On n’a pas, à vrai dire, beaucoup de choix. En l’absence de traitement définitif et de vaccin, c’est le «préservatif» ou rien. Or, si le préservatif a fait ses preuves en matière de prévention, et ceci est incontestable, il n’en demeure pas moins qu’il a ses limites et ses «détracteurs». Nonobstant certaines considérations purement religieuses (l’Eglise catholique, par exemple, est officiellement contre l’usage du préservatif), on doit reconnaître au préservatif (Condom des Anglo-saxons ou «capote anglaise» des Français) certaines défaillances ou imperfections. Celui-ci peut glisser ou se déchirer en cours de rapport sexuel. Pour peu qu’il soit, déjà, au départ, de mauvaise qualité, ne présentant pas une protection sûre et suffisante à 100%. Enfin et surtout , l’usage du préservatif n’est pas toujours facilement accepté par les usagers éventuels ( masculins), quand il n’est pas, carrément, rejeté par ces derniers, pour le motif qu’il est gênant et qu’il « ôte tout le plaisir que l’on ait à faire l’amour »… A tel point que, dans certains pays d’Asie réputés pour leurs ébats amoureux… contre monnaie « sonnante et trébuchante », les clients occasionnels mâles vont jusqu’à proposer de payer le double du prix de la « passe », à condition de ne pas avoir recours ou, plus exactement, de ne pas se voir contraints d’utiliser le fameux préservatif. De sorte que l’argument selon lequel le tapage médiatique autour de l’emploi systématique du préservatif comme seul et unique moyen de prévention ne serait qu’une propagande indirecte, « déguisée », pour encourager la multiplication des rapports sexuels, ne tient pas debout. La preuve en est, donc, l’aversion ou la répulsion qu’un grand nombre d’usagers potentiels éprouvent pour ce « latex de malheur » (le préservatif). Par ailleurs, avec ou sans préservatif, ce n’est pas la crainte du Sida qui fait que nos contemporains se soient, pour autant, décidés à changer leurs habitudes en la matière. On a même l’impression que c’est tout- à- fait le contraire qui se produit et qu’il y a, contre toute attente, une recrudescence de la « débauche sexuelle » à l’échelon de la planète. Est-ce par ignorance ou plutôt par manque d’information, de conscientisation ? Toujours est-il qu’on en est là, aujourd’hui… Soit, mais alors, si on n’emploie pas le préservatif (c’est le cas dans certains pays comme, par exemple, le Libéria), que reste-t-il pour se protéger du SIDA ? Ce n’est pas compliqué : l’abstinence. Elémentaire, mon cher Watson…Pas évident, en fait. Facile à dire…. ? Après tout, il s’agit de savoir ce qu’on veut dans la vie et, surtout, si l’on tient à vivre, sinon, qui plus est, à survivre…Et dans l’immédiat, nous semble-t-il, il ne faut reculer devant aucun moyen préventif, si minime ou si contraignant fût-il, pour éviter de succomber à cette redoutable maladie, pour l’instant désespérément incurable. Et puisqu’il en est ainsi et pas autrement, il faut savoir que la responsabilité n’en incombe pas seulement aux Associations, aux ONG et aux gouvernements, mais à tout un chacun. En effet, c’est plus que jamais une responsabilité individuelle car, si chaque individu est parfaitement conscient des risques qu’il encourt, (et qu’il fait encourir aux autres, s’il est infecté par le virus) il pourra, dès lors, aisément se prémunir contre le danger, ou en limiter les dégâts…… Reste le problème des transfusions sanguines et des dérivés sanguins (cas des hémophiles, pour ces derniers). Pour rappel, on sait que le virus du SIDA (VIH) se transmet essentiellement par voie sanguine (cas des rapports sexuels, des transfusions sanguines et de la transmission mère -enfant lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement au sein). Dans ce cas, une seule solution : se recommander entre les mains de la divine providence et espérer que le sang qu’on reçoit par ces voies (transfusions ou dérivés sanguins) ne soit pas contaminé. Théoriquement, on le sait, ce risque n’existe, pratiquement, plus, aujourd’hui. Mais enfin, on ne sait jamais… Enfin, pour les blessures ou les piqûres involontaires (par du sang susceptible d’être contaminé), on ne saurait trop recommander une extrême prudence, de grandes précautions, si possible draconiennes, en particulier au personnel médical et paramédical et à toute personne en contact avec un sujet séropositif (c’est-à-dire un sujet infecté par le virus du SIDA mais ne présentant pas encore les symptômes de la maladie). Quant aux chiffres de la pandémie proprement dite, je vous en fais grâce, puisqu’ils sont largement diffusés par les médias. Un seul chiffre, cependant : en 2010, on prévoit, en Afrique subsaharienne, pas moins de 20 millions d’orphelins du SIDA. (Estimation OMS – ONU SIDA).

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