S’investir dans la vie de la cité !

S’investir dans la vie de la cité !

C’est l’un de mes combats de militant, et sûrement l’un des enjeux  prioritaires présents et à venir. Ce mot d’ordre «s’investir dans la vie de la cité» est celui que je martèle le plus lorsque je parle «engagement» à nos jeunes. Bien souvent j’ai vu des sourires sur certains visages ou des commentaires ironiques sur les réseaux sociaux sur ce sujet… or le discours de SM le Roi au Parlement  vendredi  vient donner ses lettres de noblesse à «la cité»… Et j’en tire la leçon que l’enjeu de la gestion des communes, des villes, des quartiers vient de passer au premier plan.

J’ai retenu notamment cette phrase du discours royal : «Le mandat communal, local ou régional est encore plus important dans la réalité politique nationale, dans la mesure où il est lié au vécu quotidien des citoyens qui choisissent les personnes et les partis qui sont appelés à gérer leurs affaires quotidiennes.»

S’attaquant au problème de la gouvernance, le Souverain prend la ville de Casablanca en exemple, et il s’agit ni plus ni moins que du poumon du Royaume. Ce sont les phrases exactes de SM le Roi : «En un mot, le problème dont souffre la capitale économique tient essentiellement à un déficit de gouvernance.»

Le terme est dit : la gouvernance ! Combien de fois avons-nous dénoncé le désintérêt des élus, certes pour toutes les choses qui touchent à la culture dans la ville, le sport, la jeunesse, le social, mais bien au-delà, nous avons trop souvent l’impression que c’est tout ce qui fait le quotidien des habitants qui leur passe par-dessus la tête…Alors il ne faut pas non plus tomber dans l’amalgame, tous les élus ne sont pas incompétents ou corrompus mais hélas les incapables cachent les dévoués. Tout le monde à Casablanca sait que le Roi fait des visites inopinées dans les différents quartiers et  son constat est implacable.

Quelles solutions donc pour remédier à cette malgouvernance ? Bien sûr d’abord des élus compétents et intègres mais, plus que cela, l’implication des citoyens eux-mêmes dans la vie de la cité, à eux non seulement de participer mais aussi d’effectuer le «contrôle» des actions des élus et faire des propositions lorsque les choses ne marchent pas.
A la jeunesse de s’impliquer également, lors des prochaines élections communales à eux de se positionner en interlocuteurs des différents candidats, de les mettre «en concurrence», leur adresser des questionnaires comparatifs, aux jeunes d’exiger de la part de ces candidats de s’engager à tenir des réunions de «comptes-rendus de mandats» une fois élus. La cité appartient à ses habitants, à ses citoyens !

Enfin le Souverain prononce une phrase qui est un message à notre intention à tous, en plus de concerner les politiques au premier chef: «Nous attirons l’attention des partis politiques sur la nécessité d’œuvrer pour l’émergence de compétences et d’élites régionales nouvelles, qui soient aptes à prendre en main les affaires publiques locales».
Des personnes compétentes aux prochaines élections, des candidats honnêtes, des femmes en nombre et beaucoup de jeunes soucieux de l’intérêt commun… c’est à ce prix que la cité deviendra le lieu de vie auquel nous aspirons tous !

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