SM le Roi, les jeunes et le terrain

SM le Roi, les jeunes et le terrain

Lors de son discours pour l’ouverture de la session parlementaire vendredi dernie,r SM le Roi a tenu un discours on ne peut plus politique. Parmi les messages forts de cette intervention il en est un qui m’a tout particulièrement comblé, il s’agit de celui où il est question de la jeunesse.

En substance, le Souverain a clairement affiché à quel point les jeunes lui tenaient à cœur et étaient une  priorité à ses yeux. Ces quelques mots extraits du discours permettent de tout comprendre : «La jeunesse représente notre véritable richesse; loin d’être un frein au développement, elle en constitue le moteur. Du fait des changements sociaux à l’œuvre au Maroc, la jeunesse s’affirme désormais comme un nouvel acteur clé, et exerce une influence significative sur la scène nationale». L’affirmation est claire et seuls ceux qui ne voudront pas comprendre ne comprendront pas !

L’argumentation et les instructions qui en découlent sont à la hauteur de l’enjeu quand SM Mohammed VI déclare :

«A l’instar de l’Initiative nationale pour le développement humain, Nous appelons à l’élaboration d’une nouvelle politique intégrée dédiée aux jeunes. Axée fondamentalement sur la formation et l’emploi, celle-ci devrait avoir le potentiel nécessaire pour proposer des solutions réalistes aux problèmes réels des jeunes, notamment ceux qui vivent en milieu rural et dans les quartiers périphériques et pauvres»’.

«Pour que cette nouvelle politique puisse réussir et répondre à l’exigence d’efficacité, Nous recommandons que les dispositions de la Constitution servent de source d’inspiration pour son élaboration, et que la parole soit donnée aux jeunes pour qu’ils y contribuent», a dit SM le Roi.

Plus sévère encore, le Souverain a regretté que le progrès enregistré au Maroc ne profite pas à tous les citoyens. «En particulier, il ne touche pas ceux à qui Nous vouons une bienveillante sollicitude : nos jeunes qui représentent plus d’un tiers de la population, en dépit des efforts consentis, à Nos yeux et à ceux des intéressés, la situation de nos jeunes reste insatisfaisante. Parmi eux, nombreux sont ceux qui souffrent de l’exclusion, du chômage et se trouvent dans l’impossibilité de finir leurs études, parfois même d’accéder aux services sociaux de base». La conclusion est sans appel et a eu un retentissement très fort au sein du  mouvement associatif où les jeunes militants se sont sentis compris et «relayés» au plus haut niveau de l’Etat quand SM le Roi a affirmé que pour remédier à la situation précaire des jeunes, «il est nécessaire d’innover par des initiatives et des projets concrets, susceptibles de libérer leurs énergies, de leur assurer un emploi, un revenu stable».

Le militant pour la reconnaissance de la jeunesse en tant que cause nationale prioritaire que je suis – humblement – et depuis tant d’années – a vécu cet instant avec délectation, la plus haute instance du pays donnait la caution la plus forte à ce noble combat !!!

Quelques jours après le discours royal je retrouvais le terrain : lors de la 1ère édition de « Des Bouquins et des Jeunes » de l’association marocains Pluriels juniors à Casablanca et lors du Forum euroméditerranéen des jeunes leaders, durant 3 jours à Essaouira. Cet extrait de l’intervention royale était sur toutes les lèvres des 300 jeunes y participant mais surtout quelque chose d’indéfinissable avait changé. Comme si forts de la reconnaissance assénée par SM le Roi devant tous les parlementaires, ils se sentaient légitimés et encouragés dans leur démarche.

Car c’est aussi de cela qu’ont besoin nos jeunes : avoir confiance en eux-mêmes, se sentir légitimes et dans leur droit. La classe politique a entendu le message assurément mais saura-t-elle lui donner une suite sur le terrain ? Hélas, ce n’est pas certain, or c’est sur le terrain que «cela se passe». Durant ces 3 jours passés au milieu de ces jeunes venus des 4 coins du Royaume, à l’occasion du Forum des jeunes leaders, j’ai à nouveau pu mesurer leur soif de connaître, de découvrir (et de se découvrir), d’apprendre, de s’ouvrir aux autres. Nous avons la chance d’avoir une jeunesse qui y croit encore et qui frappe à la porte, hâtons-nous de l’ouvrir cette porte, c’est celle du devenir de notre pays.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *