Stop défaitisme ! Lisez ceci : L’antidote est là !

Stop défaitisme ! Lisez ceci : L’antidote est là !

Partout actuellement règnent la morosité, l’inquiétude, le pessimisme et notre pays n’y échappe pas. Reconnaissons que les raisons ne manquent pas, hélas le défaitisme est une spirale infernale de laquelle il est très difficile de s’extraire.

Alors si vous voulez retrouver des raisons d’y croire, des motifs d’espérer en une société meilleure, lisez cette tribune, elle est un antidote à l’immobilisme.

1er exemple : Badr est un jeune musicien, il se produit sur scène mais aime tout particulièrement jouer dans la rue, comme tant et tant de jeunes, il est un fervent acteur du street art. Arrêté puis incarcéré 10 jours suite aux plaintes de riverains pour nuisances sonores, il aurait pu ressortir de ces 10 jours de prison brisé ou révolté, or tout au contraire il en est ressorti plus fort, déterminé, soucieux de ne pas insulter l’avenir et désireux de mettre à profit sa mésaventure pour jeter les bases d’un dialogue.

De son côté le représentant de l’autorité, le gouverneur d’Anfa, cherchait à trouver une solution, dans l’intérêt de tous et avait pour cela la conscience et la volonté de dépasser cette triste affaire.

La volonté de médiation a fait le reste : de jeunes musiciens, des acteurs associatifs et culturels, de jeunes artistes accompagnés de «figures emblématiques et respectées du milieu culturel et artistique» ont donc été invités à se  réunir avec le gouverneur, Rachid Afirat, afin de nouer les liens d’un partenariat qui permettra de «structurer» les activités du street art (c’est-à-dire respecter les droits et devoirs de chacun et de tous), mais aussi de donner aux acteurs culturels, associatifs, jeunes artistes… la possibilité de bénéficier d’espaces propices à leurs actions… pour le bien de ces jeunes, des enfants, des habitants, des autorités, bref dans l’intérêt du mieux vivre-ensemble et le bien de toute notre société.

Une charte va être élaborée, des espaces vont être mis à disposition… une solution est trouvée et les voies de l’innovation sont ouvertes, qui pourront être dupliquées, mises en pratique dans d’autres préfectures de Casablanca et dans d’autres villes. Sans tapage, sans récupération, sans surenchère, c’est le dialogue qui a porté ses fruits et vient nous montrer que contrairement à ce que trop souvent les réseaux sociaux, certains médias, mettent en avant le «pire n’est pas toujours sûr» et que si chacun de nous à son niveau y met du sien alors nous avancerons. Heureux donc d’avoir pu, modestement, contribuer à dénouer ce qui de prime abord paraissait inextricable…

Et fier, fier de notre jeunesse et tellement désireux que cette voie ouverte aujourd’hui puisse être celle qui sera privilégiée partout où cela est possible : la voie de la conciliation, de la médiation.

2ème exemple : Là aussi ô combien positif et valorisant, je veux parler des propositions émises lors du Café Politis consacré au lien social. Un Café Politis de 2 heures ce mercredi 28 novembre consacré au sujet ô combien important «Retisser du lien social», dont le thème de la jeunesse est revenu tout au long de la discussion. Il faut saluer les intervenants Philip Mikos, Mostafa Labrak, Nourdine Lakhmari, Chakib Guessous, Catherine Barut… et tous les participants dont une majorité de jeunes, qui se sont efforcés d’être concrets et pragmatiques qui ont permis de jeter les bases de projets collectifs -dont je m’efforcerai de vous faire le suivi :

– Projet musicien des rues et acteurs culturels piloté par Badr Moutaz, Faysal Ziza et le parrainage de Noureddine Lakhmari…

– Projet «Terrasses en scène» dans plusieurs villes du Royaume et qui sera dévoilé cette semaine…

– Projet emploi-insertion-jeunes, piloté par le Rotary Club International Casablanca : Mostafa Labrak, Omar Chraibi…

– Solid’Action : Caravane solidaire pour venir en aide aux habitants du village de Ait Aïssa Oulhcen. Près de Sefrou.

– Co-Gestion de Maisons de jeunes par les associations de jeunes et mise en place du «Certificat de compétences à l’animation socio-culturelle (CCAS)» (inspiré du  Brevet d’Aptitude aux fonctions d’animateur -Bafa- en France) par l’association Marocains Pluriels. Là où se trouve une volonté, il existe un chemin…

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