Toute ressemblance avec des personnages existants… ne serait pas fortuite

Toute ressemblance avec des personnages existants… ne serait pas fortuite

Là où le débat n’en est plus un c’est lorsque d’aucuns oublient sciemment le commentaire initial qui est de dénoncer la vente de ce livre dans une mosquée et font de vous un donneur de leçons, un censeur, tentant de vous faire passer vous-même pour un intolérant, voire un arrogant (eh oui)…

Qu’il est donc difficile de se faire comprendre intelligiblement sur les réseaux sociaux ! La distorsion qu’induit l’écran est l’une des causes, mais elle n’est pas la seule. Autant désaccords et critiques justifiés sont légitimes, autant déformations des propos, attaques partiales et idées préconçues sont-elles à classer dans la mauvaise foi, la volonté de dénigrer.

Pire, certains iront jusqu’à vous traîner dans la boue, quitte à distordre volontairement vos paroles, j’en veux pour preuve un épisode tout récent. Un ami -à l’honnêteté irréprochable – me fait parvenir une photo de la vitrine d’une mosquée où trône en bonne place le livre «Mein Kampf» du sinistre Hitler, pour s’en offusquer. Je partage son indignation et publie donc cette photo accompagnée de ce message : «Un ami m’a alerté et envoyé cette photo d’une vitrine de la librairie d’une mosquée. Alors qu’une mosquée est un lieu de prières, de recueillement, de piété, de recherche de l’élévation de l’esprit… J’ai informé le CNDH qui avait déjà réagi au SIEL de Casablanca contre des livres incitant à la haine». Le sens est clair, précis et nullement comminatoire, diffamatoire ou péremptoire: il s’agit d’une alerte que j’ai d’ailleurs publiée dans le «Comité citoyen de vigilance»- créé après l’attentat terroriste d’Istanbul, et dont c’est l’objectif. Certains de bonne foi, d’autres mus uniquement par la volonté de s’opposer coûte que coûte, ont voulu y voir un appel à la «censure». Censure ??? Alors qu’il s’agit ni plus ni moins que de dénoncer le fait qu’un tel ouvrage puisse être vendu dans une mosquée. D’autres -avec raison- expliquant qu’au contraire ce livre doit être lu pour pouvoir être combattu. L’argument est valable et justifie un débat, car d’autres encore -dont je fais partie- peuvent faire valoir que si certains lecteurs ont le recul nécessaire pour comprendre et résister à cette propagande, de plus jeunes ou de plus fragiles peuvent quant à eux se laisser contaminer par ces idées, comme on le voit chez un bon nombre de nos jeunes, touchés par le fléau de la radicalisation…

Là où le débat n’en est plus un c’est lorsque d’aucuns oublient sciemment le commentaire initial qui est de dénoncer la vente de ce livre dans une mosquée et font de vous un donneur de leçons, un censeur, tentant de vous faire passer vous-même pour un intolérant, voire un arrogant (eh oui) qui mépriserait ses compatriotes, cherchant à imposer son propre point de vue ou pire -et là ils tombent dans la caricature- l’instrument d’un lobby !? Que ce soit clair : ni donneur de leçons ni au service de quiconque d’autre que notre devise nationale «Dieu, la Patrie, le Roi» ! Mon action continuelle est là pour démontrer qu’à aucun moment de ma vie je n’aurais pu avoir cette odieuse tentation de me sentir supérieur à aucun de mes compatriotes : du peuple je suis issu, du peuple je suis membre – à part entière et avec fierté.

Je gagne «mes galons» de militant, sur le terrain, à la sueur de mon engagement : m’indigner qu’un tel livre incitant à la haine, au rejet de l’Autre se retrouve dans un lieu de prière est -pour moi- un devoir, naturel !

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