Transmission : Complexes culturels… !

Dans le cadre de la préparation de la soirée «Chantons un jour, pour instruire toujours» qui aura lieu ce samedi à l’initiative de l’association «Carrefour Jeunesse» du réseau «Maillage», j’ai été amené à visiter le Complexe culturel de Hay Mohammadi. Que dire ? D’abord saluer ceux qui -à une époque, pas si lointaine d’ailleurs – ont pris l’initiative de construire ce genre de Complexes culturels dans les quartiers populaires.
L’école, le stade de sport et le centre culturel sont, me semble-t-il, les lieux indispensables à la construction et à l’épanouissement de la personnalité de tout enfant, tout particulièrement dans les quartiers où vit la population la plus modeste. Il est très clair que nous sommes loin du compte… Parlons donc de ce qui existe : ce complexe culturel que j’ai visité ressemble vraisemblablement à la majorité des salles de ce type à travers les quartiers du Royaume; or il est pauvre, vétuste, ce qui n’est pas déshonorant en soi, mais il est surtout à l’abandon, sale, peu ou pas entretenu et n’est plus, malheureusement, que très peu utilisé.
Les «vestiges» ont du cachet : fauteuils, scène, sonorisation, mais sont devenus des fantômes, et pourtant ! Combien d’associations, de groupes musicaux, de troupes théâtrales, d’artistes… y trouveraient le lieu de leur rêve et seraient capables de faire revivre ce centre !
Combien de jeunes pourraient y apprendre,y donner d’eux-mêmes, y lutter contre le désoeuvrement ! Puisque de tels lieux existent, il faut les faire revivre, les ouvrir sur le quartier, les ouvrir à la jeunesse… Les communes n’ont pas les moyens, dit-on. C’est peut-être vrai, alors, donnons-les en gestion aux associations, prévoyons des conventions, des chartes… et s’il est vrai que les associations elles-mêmes ont peu de moyens, parions sur le bénévolat, la bonne volonté, le mécénat.
Des jeunes sont capables de rénover, d’autres d’entretenir, des entreprises citoyennes peuvent fournir les matériaux, des animateurs, des artistes peuvent les faire vivre… alors chiche ! essayons avec ce Complexe culturel de Hay Mohammadi et si l’expérience se révèle concluante, pourquoi ne pas la généraliser ?
Nous avons, de toutes les façons, tout à y gagner!

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