Transmission : «De l’autre côté du soleil»

A Paris et en région parisienne lorsque l’on évoque les «banlieues » on parle de « l’autre côté du périph’», à Casablanca lorsqu’il s’agit des quartiers populaires, on cite «l’autre côté du soleil». Etrange similitude mais dont la signification est grande. Ainsi lorsque l’on parle de la population la plus modeste, la plus démunie, dans les deux cas on la situe «de l’autre côté». C’est cette tendance que les jeunes Marocains de France et les jeunes Marocains du Royaume ont voulu inverser en créant les opérations «quartiers solidaires».
Dans ce cadre, ces mêmes jeunes lancent une série d’initiatives, justement baptisées «L’autre côté du soleil», mais dans un but également positif. De Ben Abid à Hay Mohammadi, en passant par Derb Soltan et Hay Salam à Salé, les jeunes issus de ces quartiers populaires ont en effet créé leurs propres structures associatives, afin de donner à leur «Hay», à leur «derb» un souffle de vie culturelle, sportive, sociale… Ainsi en France et au Maroc, se met en marche un «maillage» de jeunes associations dont le but principal est de sortir la jeunesse de l’oisiveté et de la résignation ! «De l’autre côté de soleil» va donc permettre à ces jeunes de quartiers de Casablanca, de Salé, de Dar Bouazza… de se réapproprier leurs lieux de vie. Pour que ces initiatives rencontrent un large écho, il est indispensable que la population qui ne vit pas dans ces quartiers, fassent l’effort d’y venir et d’encourager ces opérations.
C’est de cette façon que l’on sortira ces derbs de leur isolement. Rendez-vous est donc donné ce dimanche matin à partir de 9h30 à Hay Mohammadi rue Adraâ El Marrakchi (en face du lycée Mostapha El Maâni) pour le lancement de la première «course sur route des quartiers» qui marquera le début de «l’autre côté du soleil». Suivra, le 9 juin, une opération «Quartiers propres» qui verra la population lancer une grande campagne de nettoyage puis le 21 juin la première «Fête de la Musique des Quartiers».
Votre présence est primordiale pour encourager ces jeunes, les motiver, leur montrer que l’engagement derrière eux est conséquent. Enfin, je voudrais terminer cette chronique par un appel, en effet pour équiper les locaux associatifs pour que ces jeunes montent dans leurs quartiers respectifs nous avons besoin de tout : ordinateurs, tables, chaises, livres, téléviseurs, bancs, jeux éducatifs… car nous partons de rien.
La générosité, la solidarité ne sont pas de vains mots au Maroc, alors merci pour le reste que vous pourrez faire, soyez assurés qu’il sera apprécié et utilisé à bon escient.

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