Transmission : Des petits(es) Marocains(es) en plus

Des petits(es) Marocain(es)s en plus … et heureux de l’être – Curieux titre me diriez-vous, mais pourtant révélateur du progrès tant attendu que va connaître notre nation !
En effet le Parlement vient, sur une proposition du groupe de l’USFP, de décider l’étude des moyens permettant aux enfants nés d’une mère marocaine et d’un père non marocain de bénéficier de la nationalité marocaine -enfin ! Car depuis de nombreuses années des ONG des associations, des personnalités…. du Royaume, ou issues de l’immigration n’ont cessé de réclamer une telle initiative.
Forte de plus de 2 millions d’âmes, la communauté marocaine vivant à l’étranger, voit nombre de ses enfants épouser des jeunes du pays d’accueil -lorsqu’il s’agissait d’une jeune fille épousant un non-marocain, les enfants issus de ce couple étaient alors des étrangers au Maroc !
Que de cas de conscience, de difficultés, de peines…tout particulièrement lorsqu’un veuvage ou une séparation intervenaient – Que dire de ces couples unissant une Marocaine à un étranger et vivant sur le sol national et où leur enfants devaient être titulaires d’une carte de séjour !
Toutes ces familles ont souffert de cet état de fait interdisant à la femme marocaine de transmettre sa nationalité. Les parents concernés mais aussi -et surtout- les enfants ont en payé un lourd tribut psychologique – c’est d’égalité, d’ouverture, de tolérance, de sens de l’avenir qu’il est ici question et avouons-le cette proposition arrive à point nommé. A l’heure où les haines progressent, où le repli sur soi s’affirme, cette mesure est une bouffée d’oxygène bienvenue.
Alors que l’on parle beaucoup-et à juste titre-de tous ces candidats à l’émigration clandestine, au moment où nombre de nos compatriotes font une démarche en vue de l’obtension d’une seconde nationalité, ne serait-il pas paradoxal et injuste de ne pas répondre aux attentes et aux demandes de ces centaines d’enfants qui, eux, réclament le droit à la nationalité marocaine ?
S’il est légitime de protester ou de s’indigner lorsque les choses vont mal ou pas assez vite, il est nécessaire d’approuver et d’encourager les bonnes décisions; et puisqu’ici il s’agit du bonheur de familles et pourquoi ne pas le dire -d’un enrichissement certain pour notre nation, il revient à l’ensemble des forces vives de « porter » cette mesure.
Quand, de plus, cela arrive au moment où le projet de réforme de la moudawana revient sur le devant de la scène et permet que la femme franchisse un pas vers l’égalité, alors oui il est utile de soutenir, alors oui il est utile de le dire !

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