Transmission : Jeunesse et emploi

Transmission : Jeunesse et emploi

Un nouveau magazine destiné à la jeunesse pose une vraie question «A quoi rêvent les jeunes Marocains?» J’ai à cette interrogation une réponse simple, mais que je vérifie chaque jour : nos jeunes rêvent à vivre leur jeunesse… et à préparer leur avenir !
Rien d’original me direz-vous, et pourtant nos jeunes deviennent si souvent vieux avant même d’avoir été jeunes, qu’il devient lourd de sens de creuser derrière la «normalité» de leurs rêves qui dans bien des cas vivent au cauchemar de l’immigration clandestine.
Je voudrais donc aujourd’hui délaisser pour un temps les thèmes de l’engagement associatif, de la citoyenneté et des activités sociales, civiques, culturelles et sportives… (pourtant de première importance) pour aborder le thème de l’emploi. Tout d’abord – bien sûr – parce que l’emploi est le premier facteur d’insertion sociale mais aussi parce que -me semble-t-il- existe des pistes à explorer. En premier lieu, il serait temps de s’apercevoir que le mouvement associatif est un véritable vivier d’emplois : médiateurs sociaux, éducateurs, animateurs…
Nombreuses sont les vocations dans ce domaine et Dieu sait si notre société a besoin de ce genre de fonctions. Pourquoi ne pas créer les filières de formation nécessaires et ainsi développer le maillage social.
Peut-être pourrait-on également explorer la filière de ce que l’on appelle-péjorativement- les «petits boulots». Pourquoi ne pas (et ce n’est qu’exemple) «sécuriser» le métier de cireur, en donnant à ces jeunes une identité et une dignité : tenue identique, matériel adéquat, plaque identificatrice, tarifs corrects et communs… etc. Initule en effet de se boucher les yeux: l’informel existe et une telle démarche ne serait que justice ; ne jouons pas non plus le coup du «misérabilisme» car le vrai misérabilisme serait de ne rien tenter, alors pourquoi ne pas tenter cette filière des «petite boulots» qui serait partie intégrante d’une politique de l’emploi. Jardiniers, gardiens de jardins publics; porteurs dans les gares, les aéroports, les marchés, équipes de nettoyage sur les plages, accompagnateurs dans les cars, voituriers, kiosquiers… innombrables sont les jobs qui pourraient permettre aux jeunes de débuter dans la vie, de se mettre un pied à l’étrier.
Que les réticents posent la question aux jeunes et vous verrez à quel point ils sont prêts à s’investir. Aux décideurs de faire preuve d’inventibité et de volontarisme, le jeu en vaut bien la chandelle, non ?

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