Transmission : Les Euro-marocains

L’Europe devient réalité concrète pour des millions d’individus, de façon palpable et quotidienne, puisque depuis le 1er janvier l’Euro est devenu la monnaie unique des pays composant cette Union.
Evidemment le Maroc est concerné puisque la grande majorité des touristes qui le visitent sont des Européens…
Un autre élément fait que, quelque part, le Maroc est plus intimement impliqué : je veux parler des centaines de milliers de Marocains, qu’il serait juste d’appeler ici des «Euro-marocains», qui vivent dans l’un des pays des l’Union Européenne.
Cette population, riche de sa double appartenance, représente bel et bien la partie européenne du Maroc, qui peut ainsi prétendre –pour une large part- à son identité européenne.
L’identité plurielle du Maroc est légitimement revendiquée : arabe, berbère, héritière des cultures juives, andalouses, de religion musulmane et d’ancrage africain, le Maroc ne peut et ne doit faire l’impasse sur «l’européannité» de près de deux millions de ses ressortissants qui –de par leurs allers-venues- favorisent un autre apport à la marocanité.
C’est une richesse qu’il faut utiliser à bon escient et dont il faut faire un atout.
Une diaspora se construit dont émerge une «partie visible»: les sportifs, artistes (acteurs, chanteurs, musiciens…) et dont une partie moins visible, mais agissante se met en place: les nombreux élus en Belgique et en Hollande notamment, les responsables associatifs et acteurs éminents de la société civile en France, pour exemple.
Tous ces Euro-marocains, petit à petit , s’inscrivent dans le paysage européen et sont amenés à y jouer un rôle de plus en plus important. Ils ne perdent rien cependant de leur attachement à leur pays d’origine ! Mis en confiance, savamment mis à contribution, ils peuvent donner une réalité tangible à l’ancrage européen du Maroc.
Les pays d’Europe peuvent y trouver avantage en «utilisant» ces citoyens dans les relations Nord-Sud, par la possibilité qui leur serait offerte d’en être acteurs ; le Maroc -quant à lui- peut en tirer un légitime bénéfice, en intégrant cette composante de sa population dans les différents rouages de sa diplomatie -par exemple.
Le champ est vaste, et ne demande qu’à être exploité.

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