Transmission : Premier enjeu

Inciter les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales tel est le premier enjeu à relever, suite à la décision prise par S.M. le Roi d’abaisser l’âge du droit au vote à 18 ans. Avouons-le, cela n’est pas facile : l’expérience de leurs aînés, le désaveu qui touche nombre d’élus et le manque de crédibilité accordé à la politique actuellement, ne sont certes pas des indices plaidant pour une grande motivation de cette jeunesse à faire la démarche de s’inscrire sur ces listes. Le secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse, Mohamed El Gahs, a –avec intelligence- saisi le défi et lancé une campagne, via des forums, visant à sensibiliser ces jeunes. Il faut accompagner cette démarche !
En effet, ces millions de futurs électeurs ( ?) ne feront que rarement la démarche de façon spontanée, mon expérience auprès de la jeunesse des banlieues en France m’a appris qu’il faut s’employer à convaincre ces jeunes: leur donner des raisons d’y croire, leur donner des preuves, leur faire saisir concrètement l’intérêt, ne pas les leurrer…
Les aînés, les parents, les politiques, les élus, les enseignants, les responsables associatifs, les figures emblématiques de notre société (artistes, sportifs…) ont tous un rôle à jouer en la matière. Dans notre ère de communication, c’est aussi – selon moi – un rôle qui échoit aux médias et tout particulièrement aux télévisions. Populariser la démarche de s’inscrire sur les listes électorales est indispensable pour les jeunes nouvellement concernés,elle peut – par ailleurs – rejaillir sur les moins jeunes qui ne sont pas, loin s’en faut, tous à jour avec leur inscription. Aux médias donc, les messages attractifs, motivants, en phase avec les modes de communication de cette jeunesse et à nous tous – citoyens responsables – la tâche pédagogique. Bien entendu, cette démarche n’est qu’une première étape, viendra nécessairement ensuite la phase où il faudra convaincre ces jeunes d’aller voter : ce sera alors aux candidats, aux partis de faire la preuve de leur compétence, de leur volonté et de leur engagement. Pour l’instant, c’est le premier étage de la fusée qu’il faut allumer ! Ces jeunes sont, par nature, réticents et sceptiques envers la politique, or ils représentent l’avenir et c’est le Maroc de demain que nous construisons aujourd’hui : grâce à leur âge, à leur ouverture d’esprit, au métissage culturel, les jeunes sont naturellement portés vers la tolérance, l’acceptation de l’autre, le partage, la modernité… autant de valeurs qu’incarne notre pays et qu’il faut préserver, faire progresser. Ces jeunes représentent un maillon indispensable de notre progression vers ce Maroc que nous bâtissons ; rien de durable ne peut se faire sans eux.
Pour ne pas les oublier sur le bord du chemin et qu’eux-mêmes n’oublient ni leur devoir, ni leurs responsabilités, sachons les convaincre et les motiver.

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