Transmission : Une jeunesse en devenir…. et en attente

Qui peut contester que la jeunesse a besoin, pour s’épanouir, d’une éducation et donc de l’enseignement adéquat, d’une formation professionnelle étant bien étendu qu’elle devrait déboucher sur un emploi, mais aussi à côté de ces deux données fondamentales, elle doit pouvoir bénéficier d’un accès aux loisirs, libre et varié : sport, culture, vie associative… etc.
Or, pour chacun de ces points, force est de constater que c’est la pénurie et la pauvreté qui règnent.
Cet état de fait donne donc les résultats que l’on sait : une jeunesse peu préparée aux défis qui l’attendent, aux enjeux du Maroc de demain (et d’aujourd’hui) et arrivent à l’adolescence puis à l’âge adulte sans, bien souvent, avoir eu la moindre expérience d’accès aux responsabilités.
C ‘est portant du sein de cette jeunesse que doivent émerger les citoyens qui vivront et feront vivre le Maroc du troisième millénaire : une partie d’entre-elle parvient à surmonter embûches et pauvreté pour «s’en sortir», malheureusement, un trop grand nombre reste sur le bord de la route.
Il serait intéressant qu’un organisme fiable s’intéresse ainsi à la façon dont les jeunes-en âge de le faire-ont voté ou non et vers qui leurs suffrages se sont le plus portés.
Sûrement, l’abstention a-t-elle fait des ravages chez ces jeunes et lorsque, malgré tout, ils se sont rendus aux urnes, parions que leur vote a été plus un vote de défiance, de rancoeur ou de provocation qu’autre chose.
Car si cette jeunesse est en devenir d’elle-même, elle est pour l’instant surtout en attente.
En attente de mesures spécifiques, en attente de concret, elle a conscience que de mirobolantes promesses ne seraient qu’illusion, d’ailleurs plus personne aujourd’hui ne s’avise à en faire, mais il n’en demeure pas moins vrai qu’elle recherche des raisons réelles d’espérer en un avenir meilleur.
Un certain nombre de choses pourraient déjà être entreprises en matière de dialogue, de consultations, débouchant sur des actions ciblées et localisées.
A titre d’exemple, les autorités locales, gouverneurs, walis pourraient entreprendre de favoriser l’émergence d’une vie associative chez ces jeunes, provoquer des réunions de concertation, prendre langue avec un certain nombre d’interlocuteurs émergents.
Rien n’est pire que le sentiment d’abandon qui constitue très vite le terreau du repli et de l’endoctrinement.

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