Un vendredi par moi

Un vendredi par moi

Alerte ! Une association marocaine des droits de l’Homme en mal de cause se convertit dans la lutte contre la cherté de la vie. Il est vrai que dans la construction intellectuelle marxisante de ses animateurs, le droit le plus alimentaire, c’est le pain. Il passe même avant la liberté. On sait ce que ça a donné : le bloc soviétique, Staline et la révolution culturelle de Chine. Leur discours économique, fossile léninisant, ressurgit d’une ère glaciale que l’on croyait révolue. Ils tentent de prendre de vitesse la course contre la montre du Maroc pour le développement. Objectif : mettre à mal les projets structurants et faire tourner court les anti-hypertenseurs sociaux. De l’huile qui joue avec le feu quand on sait que les émeutes de 1981 et 1984 sont en relation directe avec l’augmentation des prix et que la jacquerie de 1990 n’est pas sans rapport avec la revendication sociale.
Consciemment ou inconsciemment, comme disaient les marxistes, l’alliance objective entre eux et les islamistes n’est pas loin. De l’au-delà où ils se trouvent, les militants du parti communiste iranien, le Tudeh, qui se sont laissé charmer par les sirènes khomeynistes, peuvent leur dire ce que ça coûte de forniquer avec le diable.

Revigorant canadien pour ardeurs sexuelles. Le président français Jacques Chirac «s’émerveille devant le Premier ministre du Canada que l’on puisse grâce à ce stimulant faire l’amour quatre fois pendant le week-end !» Présent, le Premier ministre italien de l’époque, Berlusconi, «survient sur ces entrefaites, un rien fanfaron et réplique : Mais c’est alors un calmant !» La chasteté, c’est connu, n’est pas le propre de la politique ni d’ailleurs la fidélité en ménage à deux, que ce soit avec l’épouse légitime ou le peuple légitimant. En France le RPR, le PS, l’UDF, le PC ou encore le Front National, ce ne sont que des partis de jambes en l’air. Tels Jésus et sa sainte mère la Vierge, seul le général Charles De Gaule fait figure d’immaculé. En dehors, point de miraculé. Prenez, pour limiter les dégâts dans le temps, comme ouverture de parenthèse François Mitterrand et comme sa fermeture l’actuel chef d’Etat, tout l’espace politique qu’embrase ce spectre ne serait qu’une compagnie de libertins. A en croire Christophe Deloire et Christophe Dubois, auteurs de «Sexus polticus » (éd. Albin Michel), la vie politique française ce n’est que des coups.
…Bas et jamais très loin des dessous de la ceinture.      
 
Dans l’amour il y a la haine. Ce revers de la médaille ne s’exprime jamais aussi virilement que dans la politique algérienne à l’égard du Maroc. Bien sûr, au bout ne se manifeste que de l’impuissance, mais l’expression de la castration n’est jamais aussi bien révélée que par la violence machiste des mots et actes qui tentent de la dissimuler.  Elle prend cette fois-ci encore la forme d’offensive diplomatique à l’ONU. D’abord un rapport du Haut Commissariat aux Réfugiés sous influence qui outrepasse ses prérogatives. Puis, devant la quatrième commission des Nations Unies, une résolution malade de nostalgie pour le plan Baker deux.
C’est aussi cela le pouvoir algérien, un besoin permanent de l’aphrodisiaque marocain pour se sentir vivre.   Mais c’est toujours un perpétuel retour en arrière. Le plaisir n’est jamais consommé. Dans sa vie propre aussi bien que dans ses rapports avec le monde. L’Algérie a fait d’un demi siècle d’indépendance et de milliards demi-barils de pétrole et de gaz une aire de stérilité. Elle a encore envie de rendre les cinquante ans à venir et tout le sous-sol qui lui reste une zone d’infécondité.

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