13ème Festival national du film de Tanger : Hommage à trois icônes du cinéma marocain

13ème Festival national du film de Tanger : Hommage à trois icônes du cinéma marocain

C’est devenu une tradition. La cérémonie d’ouverture du treizième Festival national du film de Tanger s’est distinguée, jeudi 12 janvier, par l’hommage rendu au comédien Salah-Eddine Benmoussa et les deux cinéastes Mustapha Derkaoui et Abdellah Mesbahi. Selon les organisateurs, cette distinction est une reconnaissance du travail et des efforts fournis par ces trois grands artistes pour avoir marqué de leur empreinte le cinéma marocain. Lauréat du Conservatoire municipal de Casablanca, Salah-Eddine Benmoussa a débuté en 1964 sa carrière artistique. Il a fait ses débuts sur les planches aux côtés du grand dramaturge et comédien Taieb Saddiki. En plus de sa participation dans plusieurs productions télévisées, le comédien casablancais a interprété plusieurs rôles au cinéma. Il a ainsi joué dans un nombre important de films dont «Kandisha» de Jérôme Cohen Olivar, «La grande villa» de Latif Lahlou, «Ici et là» de Mohamed Ismail et «Où vas-tu Moshé?» de Hassan Benjelloun. Ayant débuté sa carrière artistique par la réalisation du court métrage «Les quatre murs», Mustapha Derkaoui a poursuivi ses études au Conservatoire d’art dramatique de Casablanca avant de rejoindre, en 1965, l’Ecole supérieure nationale de cinéma et de théâtre de Lodz en Pologne. Il a réussi grâce à sa filmographie à enrichir le cinéma marocain. Muni d’une forte expérience, ce natif en 1944 d’Oujda a voulu avec le temps réaliser ses films pour le grand public. Il a ainsi fait appel en 2001 à de grands artistes pour participer au long métrage «Les amours de Haj Mokhtar Soldi». Il a ensuite réalisé en 2003 «Casablanca by night» et puis en 2004 «Casablanca day night». Né en 1936 à El Jadida, Abdellah Mesbahi a réussi en 1956 à décrocher son diplôme de l’Ecole supérieure des études cinématographiques à Paris. En rentrant au bercail, il choisit d’intégrer la fonction publique en travaillant d’abord au ministère de l’information avant de rejoindre quelques années après le Centre cinématographique marocain. Il est à rappeler que cette treizième édition qui se poursuit jusqu’au 21 janvier se distingue par la programmation d’un total de 46 longs et courts métrages, qui traitent de différents thèmes dont l’émigration clandestine, la violence contre les femmes et le chômage. Présidé par le sociologue, philosophe et écrivain français, Edgar Morin, le jury des longs métrages a à choisir entre 23 films. La compétition de cette catégorie de films a été ouverte par «Le scénario» de Aziz Saâd Allah. Le jury des courts métrages, présidé par le cinéaste ivoirien Fadika Kramo-Lanciné, doit choisir aussi entre 23 films.

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