38ème Moussem culturel d’Asilah: Lorsque l’art se met au féminin

38ème Moussem culturel d’Asilah: Lorsque l’art se met au féminin

Lauréates toutes de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan (INBA), sept artistes-peintres femmes exposent jusqu’au 8 août au Centre des rencontres internationales Hassan II d’Asilah.

Cette exposition collective féminine se déroule sous le thème «Sept artistes-peintres femmes… Et sept portes» dans le cadre des travaux du 38ème Moussem culturel de la ville. Les sept artistes-peintres femmes, en l’occurrence Chems Eddoha Ataa Allah, Rahima El Arroud, Khadija Mesri, Sanae Serghini, Meriem Soueli, Monia Touiss et Yasmina Ziyat ont donné libre cours à leur imagination pour présenter au public zaïlachi et aux visiteurs d’Asilah leurs créations reflétant leur amour pour la cité blanche. En plus d’être toutes lauréates de cet institut et de grandes passionnées de l’art, ces sept artistes-peintres ont aussi en commun, selon le directeur de l’INBA Mehdi Zouak, leur appartenance à la région du nord. «Si elles sont toutes lauréates de l’INBA, qui célèbre cette année son soixante-dix anniversaire, chacune de ces sept artistes possède néanmoins un style différent. Si bien qu’on a l’impression que chacune d’elles est entrée à l’institut de Tétouan pour en sortir par l’une de ses sept portes», indique-t-il, faisant remarquer que «si le mérite revient à l’école de Tétouan d’avoir abrité les talents et les expériences de ces artistes hors pair, il n’en demeure pas moins que c’est grâce à l’école d’Asilah que nous avons l’opportunité de découvrir leurs œuvres et perception en matière d’esthétique».

Cette exposition collective, dont le vernissage a eu lieu le 16 juillet, vise à mettre en avant l’émergence de la vague de peintres femmes sur la scène artistique. «Les organisateurs ambitionnent à travers cette exposition de rendre hommage à la femme, tout en mettant en valeur ses créations artistiques. Nous avons suivi une même formation, mais nous avons pu développer chacune son propre style. Et bien que nous soyons toutes à la quête constante de la beauté, nous nous sentons pour autant enclines aux couleurs reflétant les grandes difficultés et tragédies que connaît le monde», indique Sanae Serghini, artiste-peintre-graveur et responsable de l’encadrement de cette exposition collective.
Les sept artistes-peintres se disent toutes fières d’être lauréates de l’INBA, surtout que l’institut se distingue, en plus de sa belle architecture et ses jardins, par la réputation d’avoir été fréquenté par des artistes marocains de renom tels que Mohamed Chabâa ou Mohammed Melehi.

«La création de l’INBA fut un événement majeur à l’époque. Il eut comme premier directeur le célèbre artiste espagnol Mariano Bertuchi, qui a réussi à faire de l’ouverture de cet établissement un coup d’éclat sur la scène artistique», ajoute Sanae Serghini qui assure la direction de cette exposition, celle de l’atelier de gravure dans le cadre du 38ème Moussem d’Asilah.

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