45ème session de l’Académie du Royaume : Les préparatifs vont bon train

45ème session de l’Académie du Royaume : Les préparatifs vont bon train

A l’approche de la 45ème session dédiée, du 24 au 26 avril, par l’Académie du Royaume à l’Amérique latine, la série de conférences animées, dans ce haut lieu de savoir rbati, par des académiciens issus de cette partie du continent américain, se poursuit.

C’est au tour du Bolivien, Carlos Antonio Carrasco, d’en donner récemment une nouvelle. Son intervention ayant été axée autour de «L’Amérique latine entre l’intégration régionale et la nouvelle politique des Etats-Unis d’Amérique». Dans ce sens, l’ex-diplomate précise, lors d’un point de presse organisé avant la conférence plénière: «En Amérique latine, il y a un bloc de pays qui sont anti-américains avant même l’arrivée de Donald Trump». Pour lui, l’arrivée de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique n’a pas facilité les relations avec le reste du continent. Son initiative de bâtir un mur à la frontière avec le Mexique a plutôt exacerbé la méfiance. M. Carrasco évoque également le cas des dix millions de Mexicains sans papiers aux Etats-Unis. Une autre contrainte de la flexibilité de ces relations consiste également dans le manque de celles-ci entre les grands pays tels le Brésil, l’Argentine ou le Mexique. Dans ces pays, comme dans les autres, le fossé entre riches et pauvres est très grand. L’inclusion sociale est, à son sens, un problème non résolu.

De plus, l’intervenant s’exprime sur d’autres domaines. Selon ses dires, les Etats-Unis ont fini par établir une «tutelle dans le domaine politique et surtout économique, créant un contexte dans lequel les entreprises capitalistes américaines s’emparent des ressources naturelles de la région, aussi bien dans le domaine minier que dans l’agriculture».

L’intervenant rappelle par l’occasion la tenue d’un sommet qui se tiendra les 13 et 14 avril à Lima afin de débattre de questions d’actualité autour du continent. «Le président américain a promis d’y être», indique l’académicien bolivien. Par l’occasion, il estime que la quête de l’intégration régionale de l’Amérique latine est une préoccupation permanente des gouvernements et une très chère aspiration des peuples. Mais les contraintes pour parvenir à cet objectif sont de nature géographique, politique et économique. Dans l’ensemble, l’intégration régionale a, à ses yeux, encore un long chemin à parcourir.

Pour sa part, Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie, estime que ce cycle est destiné à «montrer l’évolution politique, économique, sociale et culturelle de ces pays».

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