5ème Cap Spartel film festival : Le compte à rebours a commencé

5ème Cap Spartel film festival : Le compte  à rebours a commencé

Un hommage posthume sera rendu au journaliste Khaled Mechbal

Tanger s’apprête à accueillir le cinquième  Cap Spartel film festival (CSFF) dont la cérémonie inaugurale se déroulera, mercredi 4 avril, au centre culturel Ahmed Boukmakh. Onze films représentant neuf nationalités (dont le Maroc, le Portugal, les USA, la France, la Turquie et l’Irak) seront en lice. A l’instar des quatre précédentes éditions, cette édition prévoit d’honorer un personnage ayant marqué de son empreinte le domaine du cinéma et de la presse. Les organisateurs ont décidé, cette année, de rendre un hommage posthume au journaliste tangérois Khaled Mechbal. Natif de Tétouan, le défunt a fait dans les années 50 ses premiers pas dans le journalisme en Egypte. Peu de temps après, il est retourné travailler au Maroc et a intégré la Radio d’Afrique à Tanger. Khaled Mechbal a ensuite  pris les rênes de la Radio Tanger pendant la période 1984-1995. Il a réussi à devenir l’une des grandes figures au service de production de la télévision marocaine. Il a été à l’origine du journal régional «Ach-chamal», dont il a assuré la direction jusqu’à son décès en août 2017. Son long parcours a été couronné en 2005 par le Prix national de la presse.

Initiés par l’Association marocaine de l’image et des médias, les travaux de ce cinquième festival se dérouleront autour du thème «Identités et minorités», tout en mettant à l’honneur le cinéma portugais. L’ouverture officielle sera marquée par la projection de photos de Nafss Zakia Ibn Soubaih sur les ports portugais. Les organisateurs prévoient, au cours de cette soirée inaugurale, et en collaboration avec l’ambassade du Portugal au Maroc, des activités mettant en valeur la musique portugaise Fado, consacrée par l’Unesco comme patrimoine oral et immatériel de l’humanité. Le public sera invité à cette même occasion à découvrir l’évolution des relations et des échanges culturels entre Tanger et La Haye, où de nombreuses minorités vivent et coexistent.

Cette édition prévoit une série d’autres activités visant à encourager des jeunes talents de la région et les ramener à partager leurs expériences du cinéma avec le public. Un jury, composé de journalistes et de critiques de différents pays, aura pour rôle d’évaluer les films de ces jeunes talents. Ils remettront le prix de la jeunesse (créé en l’honneur de l’artiste tangérois Larbi Yaacoubi) à leurs meilleures œuvres.

Le programme de cet événement comporte des tables rondes autour du même thème principal de cette édition. «Cette année, le festival braque les projecteurs sur la relation entre cinéma et minorités et apporte un souci particulier à la dimension culturelle et éducative dans le choix des films», selon les organisateurs.

Il est prévu aussi des rencontres avec les réalisateurs des pays participants  et les représentants d’autres festivals étrangers ainsi que la projection d’un documentaire «la fiesta de los locos» du cinéaste espagnol Manuel Iborra.

Le programme comporte également des ateliers au profit des jeunes. Animé par le scénariste marocain Youssef Karami, le premier est destiné à initier les bénéficiaires aux  techniques de l’écriture des scénarios. Les deux autres ateliers, dont la direction sera assurée par le Palestinien Ibrahim Nawajha et le Portugais Fernando Galrito, visent à faire connaître et familiariser les jeunes avec les techniques de l’animation.

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