5ème FIFM : Quinze films en compétition

5ème FIFM : Quinze films en compétition

La course vers le grand sacre promet d’être un peu plus serrée cette année à Marrakech. Contre treize films programmés en compétition lors de l’édition 2004 du FIFM, les films retenus pour 2005 sont au nombre de quinze. Une hausse certes légère mais elle confirme le prestige croissant du FIFM, lui permettant de s’inscrire en effet dans le circuit des grands festivals internationaux. Cette hausse n’est pas à prendre uniquement au sens «numérique» du terme, la FFIFM (Fondation en charge du Festival) a jusqu’ici fait preuve de rigueur dans la sélection des films en compétition.
A preuve, si besoin est, le film qui a obtenu l’Etoile d’or au FIFM 2004, «Sideways» du réalisateur américain Alexandre Payne, a obtenu le 27 février 2005 à Los Angeles l’Oscar du meilleur scénario. Pour la 5ème édition, les films en lice ne manqueront pas non plus de créer la surprise. La carte de la nouvelle sélection couvre toute la planète-cinéma, de l’Afrique à l’Amérique, en passant par l’Europe, l’Asie ou encore le Moyen-Orient. En déclinant huit films en compétition, l’Europe se taille la part du lion : «Shadows of Time » (Florian Gallenberger, Allemagne), « Frozen Land» (Aku Louhimies, Finlande), «Iceberg» (Dominique Abel, Belgique), «Chinaman » (Henrik Ruben Genz, Danemark), «Frozen» (Juliet Mckoen, Royaume-Uni), «A Golpes » (Juan Vicente Cordoba, Espagne), « The City of the sun» (Martin Sulik», République tchèque) et «Alex» (José Alcala, France). Le Vieux-continent est talonné par l’Amérique, avec trois films en compétition : «Man push cart » (Ramin Bahrani, Etats-Unis), «The Ballad of Jack and Rose» (Rebecca Miller, Etats-Unis) et «Crazy» (Jean-Marc Vallée, Canada). L’Asie et le monde arabe arrivent exaequo en troisième et dernière position, avec deux films chacun. En ce qui concerne l’Asie, elle sera représentée par « Saratan» (Ernest Abdyshaparov, République du Kirghizistan) et «Kekexili» (Luc Chuan, Chine/Hong Kong). Pour le monde arabe, deux films figurent également en compétition: «Passion» (Mohamed Malas, Syrie) et «El Ayel » (Moumen Smihi, Maroc).  Comme l’an dernier, le Maroc, pays-hôte de ce Festival, est représenté par un seul film en compétition. A rappeler que le privilège de cette représentation est revenu l’an dernier à Hassan Legzouli, réalisateur du long-métrage «Tenja ».
En dehors de la compétition, il faut également rappeler qu’un vibrant hommage a été rendu au cinéma marocain lors de l’édition précédente. Cette année, ce sera au tour de l’Espagne d’être à l’honneur.
Ce choix est hautement symbolique, sachant que ce geste coïncide avec la clôture de l’Année de l’Espagne au Maroc et le commencement de l’Année du Maroc en Espagne. D’un point de vue politique, il confirme bel et bien l’embellie que connaissent les relations maroco-espagnoles. Le cinéma a démontré qu’il est le vecteur par excellence du rapprochement entre les peuples, l’image permettant de mieux faire connaître les cultures des uns et des autres. Aussi sommes-nous invités à découvrir ou à redécouvrir l’Espagne à travers un panorama de ses meilleurs films réalisés depuis les années 50 jusqu’aujourd’hui.
Dans cet esprit universaliste, le 5ème FIFM se prépare à rendre également hommage au cinéma iranien à travers le grand réalisateur Abbas Kiarostami (Palme d’Or du Festival de Cannes pour son film «Le Goût de la cerise»), et au cinéma américain représenté par son ambassadeur Martin Scorsese, réalisateur de plusieurs chefs-d’œuvre tels que «Taxi-driver» et «The Aviator».

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