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5ème Nuit des philosophes à Rabat et Casablanca : Quand l’affect s’allie à la rationalité

5ème Nuit des philosophes à Rabat et Casablanca : Quand l’affect s’allie à la rationalité

L’événement se voulait de créer un dialogue entre les philosophes et artistes. «La Nuit des philosophes souligne l’importance de la philosophie et accompagne le renouveau de cette discipline au Maroc».

Dans un monde où le vivre-ensemble n’est pas apprécié à sa juste valeur dans certaines contrées, la 5ème Nuit des philosophes initiée, vendredi et samedi à Rabat et Casablanca, par l’Institut français du Maroc, a fait le choix judicieux de programmer une conférence inaugurale consacrée à ce sujet.

De la philosophie politique

Animée par la philosophe politique française, Myriam Revault d’Allonnes, cette conférence inaugurale intitulée «Sentir et agir avec les autres : la raison publique et les affects du vivre-ensemble», était l’occasion pour l’intervenante, vendredi dernier à la Faculté des sciences de Rabat, d’aborder, selon ses dires, «l’interférence entre la rationalité et l’affect». Samedi à Casablanca, la conférencière a abordé «L’art de gouverner: rationalité politique, logique économique et subjectivité». Dans ce sens, elle indique : «Une organisation politique n’est pas simplement un ensemble de procédures. Elle montre des modes de la société».

Des rapports entre la rationalité et l’affect

Selon Clélia Chevrier Kolačko, directrice générale de l’Institut français du Maroc et conseillère de coopération et d’action culturelle, le choix des conférenciers s’est fait selon le triptyque «Raison, passion et émotion» en établissant des rapports entre la rationalité et l’affect. Il était aussi question d’aborder des «normes, sexe et genre».

L’événement se voulait également de créer un dialogue entre les philosophes et artistes. «La Nuit des philosophes souligne l’importance de la philosophie et accompagne le renouveau de cette discipline au Maroc», enchaîne Mme Chevrier Kolačko. A propos du choix de la Faculté des sciences de Rabat, elle précise que celui-ci émane de la pensée à la philosophie de la science.

Un choix pointilleux des invités

Pour animer les conférences de l’événement, l’Institut français a fait le choix, par le biais des commissaires, Driss Ksikes et Jean-Claude Monod, d’inviter des intervenants remplissant deux critères fondamentaux. «Nous avons tenu compte du savoir et de la capacité à communiquer», précise M. Ksikes. Comme il le rappelle, ce sont, entre autres, Noureddine Saïl, Jean-Baptiste Brenet et Safaa Fathy qui ont animé les conférences de l’événement. A propos du triptyque, le commissaire marocain indique qu’il est «important de tenir compte de l’affect». «Nous espérons aller à partir de l’an prochain vers l’Afrique subsaharienne», enchaîne M.  Ksikes à propos des invités. De son côté, le commissaire Jean-Claude Monod a mis l’accent sur l’émotion qui «se trouve dans différents domaines y compris celui politique et économique». A propos de la relation entre la philosophie et la science, il estime que la première a tendance à se séparer de la deuxième. Cela ne doit pas être le cas !

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