A bâtons rompus : Assala : «J’apprécie le côté bon vivant des Marocains»

A bâtons rompus : Assala : «J’apprécie le côté bon vivant des Marocains»

ALM : Avec quel sentiment êtes-vous retournée au Maroc, après l’échec du premier concert il y a cinq ans au Maroc ?
Assala : Entre moi et le Maroc, il y a un sentiment de nostalgie inoxydable. Je dois préciser que ma première visite dans ce pays ne date pas de cinq ans. Elle remonte à une époque où j’avais encore neuf ans.
A mon bas âge, j’étais déjà au Maroc pour une colonie de vacances ayant réuni des enfants syriens et marocains. A chaque fois, c’est avec affection que je m’en souviens.
Lors de cette visite, je m’étais liée d’une grande amitié avec un enfant marocain. Je me rappelle également avoir aimé les figues de barbarie ( rires…).

Qui est-ce qui a été derrière l’échec de votre premier concert au Maroc ?
C’est un organisateur de spectacles, je ne voudrais pas le citer. Il est décédé…

Vous avez interprété avec Saber Roubaï une chanson d’Oulaya Tounsia, « Alli gara ». Envisagez-vous de faire de même avec d’autres chanteurs arabes ?
Si je devais encore le faire, je le ferais avec Rachid Al Majid, Hussein El Jassmi ou encore une fois avec Saber Roubaï.

Quel rapport avez-vous avec Raja Belmleh ?
Rajae Belmleh est une grande amie. Je regrette de ne pas avoir suffisamment de temps à passer en sa compagnie.

Quel chanteur marocain appréciez-vous le plus ?
J’aime le côté « fou » d’Abdelouhab Doukkali. Sa façon d’être, de parler et de chanter me passionne. Parmi ses chansons qui m’ont le plus marquée, je citerai «Marsoul Al Hob ».

Qu’est-ce que vous aimez chez les Marocains ?
Leur sourire, et plus largement leur côté bon vivant.

Vous avez un contrat avec la chaîne de télévision satellitaire arabe, « Rotana ». Cette chaîne intervient-elle sur vos choix artistiques ?
Ni « Rotana » ni aucune autre institution n’influe sur mes décisions. Je suis intransigeante sur ma liberté de choix. 

Pourquoi ne chantez-vous pas les moachahates ?
Je dois préciser que je les apprécies beaucoup, surtout quand elles sont interprétées par Sabah Fakhri.  Simplement, elles ne correspondent pas à ma voix.

Etes-vous une chanteuse engagée ?
La politique est source de division. L’art, lui, fait plutôt rassembler. Je préfère l’union à la division.

Que pensez-vous de la chirurgie esthétique ?
Je ne trouve aucun mal à ce qu’une personne ait recours à cette chirurgie, elle m’a d’ailleurs permis de me rendre (rires…) si belle que vous le voyez.

Votre style de chant et votre façon d’être donnent à penser que vous êtes un peu encline au mode classique. Qu’en dites-vous ?
Je suis plutôt modérée. En ce qui concerne, par exemple, ma façon de m’habiller, je veille à ne pas trop dévoiler mon corps. Il y va du respect de l’autre…

Excepté votre accent maternel, vous avez, paraît-il, un petit faible pour le dialecte khaliji, n’est-ce pas ?
En effet, je suis fascinée par l’accent khaliji. J’y trouve une finesse et un raffinement remarquables.

Vous êtes en très bons termes avec le chanteur saoudien Mohamed Abdou. Etes-vous passionnée par son style de chant ?
C’est un grand monsieur qui a fait la légende non seulement de la chanson khalijie mais, la chanson arabe plus globalement qui lui en est redevable.

Qu’est-ce qui vous plaît chez Feyrouz ?
Sa simplicité.

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